Golmaal 3. Sari jaune.

Faut-il aller voir Golmaal 3 ?

A vrai dire, on s’en fout. Golmaal 3 ne sortira probablement jamais en France et il ne passe déjà plus en Inde. La question est donc : Faut-il prendre un vol Finnair entre Helsinki et New-Delhi avec des écouteurs moisis sur les oreilles pour se taper Golmaal 3 sur un écran minuscule ? Suspense.

C’est l’histoire d’un mec musclé qui casse les doigts des gens et qui tient en équilibre sur des voitures. Avec sa meuf et son pote bègue il mène une guerre sans merci contre ses concurrents : trois losers malhonnêtes qui louent des jet-skis sur une plage. Après j’en ai eu marre alors j’ai regardé Raiponce en m’endormant.

Golmaal 3 termine la première trilogie du cinéma indien. Comédie populaire et exemple probant de la vitalité de l’industrie locale, le film a été bien reçu par la critique. Vous êtes peut-être des fans du cinéma Bollywood, alors je vais essayer d’être nuancé.

Golmaal 3, c’est de la merde. Il n’y a rien à tirer de ce film, à l’exception d’une bonne migraine. Les blagues sont toutes pourries, les couleurs sont agressives et le mauvais goût fluorescent. La plupart des scènes sont tournées en accéléré, les scènes de danse sont ridicules et les acteurs sur-jouent.

J’ai été malade en Inde. C’était à cause de Golmaal 3.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Golmaal 3. A moins de survivre à ses 20 première minutes. J’ai pas pu. Devant ce mauvais Chaplin sous LSD, c’était une question de santé oculaire. J’avais l’impression de recevoir de la spicy water dans les yeux. Et la spicy water C’EST DEGUEULASSE !

Indien à plume

D’Inde et marron, c’est ainsi que je devrais revenir le 18 mars. Jusque là, je pars faire l’andouille à New Delhi. Pas de publication donc.

Si je vois un film Bollywood coolos, je vous en dirai des nouvelles. Mais a priori, Bollywood c’est à Bombay. Et en plus Bombay s’appelle Mumbaï. Autant dire que c’est pas gagné.

En attendant, je vous conseille d’arrêter d’aller au cinéma. On n’est jamais trop prudent.

True Grit. Borgne to be alive.

Faut pas casser les couilles de Jeff Bridges

Faut-il aller voir True Grit ?

Un cow-boy meurt devant une étable. Le méchant a une tache sur la tronche et la gâchette facile. La fille du mort a 14 ans, des couettes et du courage. Elle recrute un vieux soûlard borgne pour retrouver l’assassin de son père. Ils sont rejoints par un Texas Ranger à moustache qui pue la lose. Ça va chier.

Mon petit neveu a vu 1.500 fois mon unique DVD de Tom et Jerry. Pendant 5 ans, il n’a vu que ça. True Grit c’est pareil. On nous l’as raconté mille fois, et c’est pour ça qu’on aime l’entendre. Un western rocailleux, un film d’aventure old-school, où le héros a une gueule patibulaire et un goût prononcé pour le Whisky. Entre deux volutes de fumée, les personnages lâchent des répliques acérées et cyniques en réajustant leur chapeau. Le gros méchant a une sale gueule et le sens de l’honneur. S’il y a un cheval noir, il s’apelle Blackie.

A cela, les frères Coen ajoutent leur sens prononcé de la dérision et de l’absurde : les personnages ont souvent l’air ridicule, un dentiste-vétérinaire déblatère sous une peau d’ours et les deux cow-boys jouent à celui qui tire le plus haut comme des gamins ridicules. C’est cool : en présentant des situations caricaturales sous l’angle du ratage, les réalisateurs ne renouvellent pas le genre, mais on rigole bien et les clichés passent d’autant mieux qu’ils sont au second degré.

Sans surprise, Jeff Bridges est légendaire et le reste du casting court derrière, mais plutôt vite. Matt Damon campe un formidable cow-boy pathétique et un jour on retiendra assurément le nom de la jeune actrice qui joue le rôle principal (mais pas encore, à l’évidence). Bon, j’ai plus grand chose à dire sur le film, donc je vais conclure et manger un sandwich en triangle.

En Bref : Il faut aller voir True Grit. C’est un bon film d’aventure avec des dialogues ciselés et des acteurs formidables. On dirait du Tarantino en bottes avec des Stenson et des Smith & Wesson. Les scènes de flinguages sont réussies et les blagues sont marrantes.

Idéal pour un dimanche soir, True Grit ne révolutionnera pas le cinoche. Manque d’originalité, de complexité et de réelle force visuelle. Mais franchement, si vous avez le choix entre ça et Sex Friends, jouez pas au con…