Rango. Star.

Dans la vie, il y a deux cactus

Faut-il aller voir Rango ?

Mon ordinateur vient de bugger pour la quatrième fois. J’en suis réduit à écrire cette critique pour la cinquième fois sur mon téléphone. Il est 00h52. Je suis fatigué, bénévole et j’ai cours demain. Si quelqu’un me casse les couilles pour une faute d’orthographe, je tue son chat.

Rango est un lézard plutôt coolos qui parle tout seul dans un bocal. Un jour, il tombe d’un coffre, pour se retrouver tout seul au milieu du désert avec une barbie sans tête et un poisson mécanique. Il devient copain avec un tatoo philosophe coupé en deux sur une route. A ce stade, rien n’indique qu’il tombera sur un village de cow-boys et qu’il en deviendra le shérif. Et pourtant, si.

Rango n’est pas un film pour les enfants. Les blagues sont trop décalées, les références trop érudites et les personnages trop moches. Des animaux font griller des chamallows autour d’un feu en énumérant les trucs les plus bizarres qu’ils aient jamais régurgités, l’esprit du far-west se promène en caddie de golf et des hiboux-mariachis racontent l’histoire en musique et en se trompant tout le temps dans leurs prédictions. Rango est un film bizarre.

Comme dans Rubber on ne rentre pas forcément dans le délire du réalisateur Gore Verbinski. A tort : c’est cool. Pour une fois dans un film américain, le héros est un sale mec et certaines scènes laissent le temps de respirer, au lieu de nous abrutir d’action. Comme c’est une grosse machine un peu hollywoodienne, on n’échappe pas aux bons sentiments, mais ils sont moins cons que d’habitude.

Visuellement, Rango est d’une perfection troublante qui rétrécit encore la différence entre la réalité et les images de synthèse. Clairement, c’est beau. Et souvent très bien cadré. L’univers du western colle à l’image, la musique est plutôt chouette et les acteurs sont parfaits.

Par contre j’ai pas de chute pour cet article, mais si j’ai pas fini d’écrire dans trois minutes, je m’écroule sur mon clavier.

En Bref : Il faut aller voir Rango. Après trois Pirates des Caraïbes, Gore Verbinski prouve qu’il est vraiment doué pour l’aventure grand public avec des personnages nonsense, des moustachus à chapeaux et Johnny Depp (qui prête sa langue au lézard). Divertissement agréable, son film se place au-dessus de l’écurie Pixar, qui se fourvoie dans des trucs un peu nazes depuis Là-haut.

Maintenant, on aurait aimé que le trip bizarre soit poussé plus loin et que les blagues soient plus nombreuses. Peut-être qu’alors, Juliette ne se serait pas endormie.