Very Bad Trip 2. Noces rebelles ?

Singe, gens, alcool

Faut-il aller voir Very Bad Trip 2 ?

Dans Very Bad Trip 1, trois mecs se réveillent encore bourrés au milieu d’un vaste bordel après un enterrement de vie de garçon, en présence d’un chinois et d’un bébé. Dans Very Bad Trip 2, trois mecs se réveillent encore bourrés au milieu d’un vaste bordel après un enterrement de vie de garçon, en présence d’un chinois et d’un singe. C’est le jeu des sept différences, sauf qu’il y’en a deux.

En vrai, c’est un peu malhonnête, parce que j’ai pas vu le premier volet, mais mon pote Alex m’a dit que c’était pareil. Et il était saoul, donc il mentait sûrement pas. On était sur le canal de l’Ourcq. C’était chouette.

Je suis rentré dans la salle sans beaucoup d’espoir. Je n’ai pas été déçu. Après une soirée bien arrosée en Thaïlande, le futur marié et ses potes se réveillent au milieu de Bangkok. S’ensuit une enquête classique pour retracer leurs conneries de la veille. Comme les personnages sont plats comme des biligs, le scénar’ utilise un chinois sporadique pour apporter du rock n’roll dans l’histoire.

Malheureusement, c’est pourri. Le film montre des bites, de la coke et du sang pour la jouer trash. Le réalisateur crie fort pour nous convaincre qu’il est borderline, alors qu’il est simplement lourd. Au final, tout le monde reste toujours bien poli, le mec qui se fait couper le doigt ne perd pas le sourire et les trois héros ressemblent à des étudiants américains débiles en vacances.

Certes, l’idée de base est intéressante, et on rigole à deux trois reprises, notamment grâce à la présence bizarre de Zack Galfianakis, qui sort quelques répliques mythiques (“I wish monkeys could Skype”). Mais tout est bien trop propret pour surprendre. Cette critique sera courte, mais c’est pas de ma faute si le film est insipide. Et j’ai déjà perdu trop de temps dans la salle.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Very Bad Trip 2. Sans être un nanard scandaleux, le film marque par son absence totale de personnalité. Il montre des travelos à poil, des cochons qui explosent et des singes qui fument sans réussir à choquer. C’est son véritable exploit : être aussi gras qu’il est lisse.

Sinon, y’a Mike Tyson qui se ridiculise sur une scène, nous prouvant ainsi qu’il n’est ni acteur, ni chanteur, mais boxeur. Merde. Jude Law ne va pas faire le con sur un ring. Alors chacun son métier.

Et d’ailleurs, Hollywood devrait faire des pubs.