Hanna. Gosse Busters et Blonde Atomique.

Faut-il aller voir Hanna ?

Hanna est une ado avec un accent allemand qui vit avec son père dans les bois. Quand ils ne tuent pas des cerfs au tir à l’arc, ils se battent dans la neige où ils lisent l’encyclopédie. Un jour Hanna décide qu’elle est prête pour découvrir le vrai monde. Alors elle part en Europe et elle tue des gens.

D’abord, je voudrai que nous soyons clair sur un point : y’en a marre des blockbusters où les étrangers parlent anglais entre eux. Surtout lorsqu’on leur colle un gros accent pourri, comme dans tous les James Bond. “Il fait floid Igol. Oh je clois que j’ai entendu un tluc bouger” disent les sentinelles russes avant de se faire buter. Ça me rend fou. Passons.

Pour la millième fois, Hanna nous ressort le mythe éculé de la bête humaine. A chaque fois c’est pareil : un personnage s’entraîne pendant des années en tapant sur des troncs d’arbres, puis il revient à la société en sautant partout, fort comme cent Turcs et con comme une porte, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il est manipulé.

Déjà vu.

La différence, ici, c’est que le personnage est une gosse. C’est d’autant plus ridicule de la voir mettre des coups de lattes à des gorilles qui font deux fois sa taille. D’autant que les méchants sont particulièrement mal foutus. Dans sa traversée européenne, Hanna est poursuivi par une quinquagénaire coinçée, un homo décoloré en short de golf et ses copains néo-nazis. Et on est censés trouver ça cohérent.

Sans aucune surprise, Hanna déroule sa trame molle sur la musique excellente des Chemical Brothers. Malheureusement, il faut que le réalisateur tente de nous réveiller par des mouvements de caméra improbables. Au programme, l’objectif qui tourne dans tous les sens pour signifier le trouble, les très très gros plans sur des adolescentes en pyjama et une maison en forme de champignon habité par un vieux clodo magicien pathétique. Tant d’élément qui donnent envie de se lever sur son strapontin pour hurler “BAD TASTE !”

Mais j’suis poli, alors j’ai mordu dans mes Pringles en rongeant mon frein.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Hanna. Comme la bande-annonce le laissait présager. C’est nul, mal filmé, pas original pour deux sous et affreusement laid. La petite fille joue pas mal, et la musique déchire, mais c’est trop tard, dés le premier plan, on s’ennuie.

En plus j’ai vu le film en VF. C’était la goutte de vase en trop.