Les infidèles. Cornes Pop.

Faut-il aller voir Les infidèles ?

AH NON ÇA SUFFIT MAINTENANT AVEC JEAN DUJARDIN !

Promis, je vous saoulerai pas avec les oscars, Alexandra Lamy, les cocoricos grégaires et les “putain c’est génial”. On s’en fout, après tout, rien ne vaut un bon poulet au curry.

Mais il faut bien parler du film. Ou plutôt des films. Sans cohérence apparente, Les infidèles livre le point de vue de sept réalisateurs sur l’infidélité masculine. On passe de la farce grasse et franchouillarde (l’ouverture et la fermeture du film, réalisées par Dujardin et Lellouche, acteurs principaux de tous les sketchs), à la comédie sociale (de Michel Hazanavicius, le meilleur réalisateur français en Amérique) en passant par le drame social et la guerre des sexes (largement gagnée par les femmes, dans le court-métrage d’Emmanuelle Bercot, de loin le plus intelligent).

Contre toute attente, en mélangeant les styles et les genres le film parvient à raconter une histoire sans jamais perdre son spectateur. Globalement, les hommes passent pour des mômes attardés persuadés qu’ils doivent conquérir le monde entier avant de mourir et  même les hommes qui se vantent de leur fidelité ne le sont qu’en raison de leur incapacité à séduire une autre femme que la leur.

Relis.

Bref, on prend tarif, mais derrière la caricature mordante, il y a aussi quelques vérités déchirantes qui rappelleront de nombreuses discussions de comptoir à beaucoup d’entre-vous. Pas con, le film réussit à effleurer l’infidélité de front, pas toujours en rigolant et sans jamais plomber l’ambiance.

Dommage que l’ensemble soit aussi convenu, à l’exception du court-métrage d’Emmanuel Bercot. Face aux hommes rigolards et fêtards, les femmes sont présentées comme des petites brebis inoffensives et manipulées. S’il se veut féministe sans l’avouer, le point de vue sent un peu les années trente : j’ai bien vérifié sur les réseaux des internets, et les sondages confirment que l’infidélité est équitablement partagée par les deux sexes. Alors ça va maintenant.

Mais bon, avec une moustache, ça compte double.

En Bref : Il faut aller voir Les infidèles. Parce qu’on rigole, parce que ça fait longtemps qu’on a pas vu un film a sketchs, parce qu’il y a des moments jolis et forts au milieu des vannes trois-tonnes. Et puis malgré tout, il est marrant ce Dujardin, et ça fait plaisir de le voir s’autodétruire.

Par contre, il faut vraiment qu’on parle de ce mystérieux Manu Payet…

5 thoughts on “Les infidèles. Cornes Pop.

  1. Première fois que je laisse un message sur ce blog que je lis depuis un petit moment maintenant.
    Tout d’abord bravo, je prends mon pied à lire tes articles, du titre aux mots-clefs (par contre désolé mais J. Eandujardin, ça marche pas, mais alors pas du tout !) et je suis ravi de voir que tu es très souvent du même avis que moi sur (désolé pour le nom du blog du coup)
    Concernant Les Infidèles, je ne le commenterai pas, je ne l’ai pas encore vu, mais je m’interroge sur ta dernière phrase. Tu as aimé Manu Payet ou pas?

    Bonne courage pour la suite !

    • Merci Olive, ça fait plaisir de lire ça ! Ces derniers temps, j’ai la tête dans plein de trucs annexes (comme trouver un travail, ce genre d’à côtés insignifiants) et j’ai pas le temps de nourrir le blog, alors ton message m’encourage.

      Pour les fautes, je suis mal placé pour donner des leçons. Et pour Manu Payet, je ne m’explique pas les raisons de la célébrité de ce type, mais il faut dire que son personnage ne l’aide pas dans les Infidèles tant il est écrit à la va vite…

  2. Désolé, deux coquilles: enlever le “sur” suivi de la parenthèse qui n’a rien à foutre là et le “bonne courage” qui est un mix entre bon courage et bonne continuation.
    Et désolé de polluer ta rubrique commentaires, même si y a pas foule ;)

    @+

  3. Il est pas mal le générique non?
    C’est la première fois qu’elle joue bien Alexandra Lamy non?
    La dernière blague ultra lourde du film est hilarante non?

    • Le générique est bien coolos. Alexandra Lamy, elle joue extrêmement bien, et ça change de cette horripilante Loulou d’avant…

      Quant à la dernière blague ultra-lourde, elle divise, moi j’ai bien rit.

      Et surtout, ça me fait plaisir de voir ton premier commentaire Jules !

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