Que faites-vous là ?

Bonjour.

Dans les outils merveilleux de l’internet 2.0, j’ai découvert un truc formidable qui permet de savoir ce que vous tapez sur Google pour arriver jusqu’ici. La première constatation, c’est que l’article sur The Tree of Life me rapporte le plus de clics, très loin devant tout le reste, la deuxième, c’est que le monde est obsédé par la fesse et la dernière, c’est que certain d’entre vous sont complètement tarés.

Pour le reste, lisez vous-mêmes, voici la liste non-exhaustive des recherches qui vous ont menées ici, je n’y ai pas changé une virgule.

1. Les grands sujets

le comique mis en scene au theatre nous permet de nous évader d’un univers trop pesant

la beaute n’est pas propre a la jeunesse ni a la vieillesse

les filles se prostituent en haiti pour manger

célibataire, on s’ennuie. en couple , on a des ennemis :/

c’est pas grave si les ado regarde le film porno

ces hommes qui refusent d’aimer

pourquoi des femmes géniales et des hommes attardés ?

l’arbitraire est il arbitraire ?

pourquoi brandon se branle ?

pour aller a menin il faut passer par ou ?

comment mettre une bite dans le cul ?

2. Les hors-sujets

claire’s les porte cle en singe qu’il boive du coca cola ou mange des frite

pépito c’est un capitaine capitaine d’un navire

peplum gay

clement est extra con est tres moche

tarantino clooney allergique au mouton

vieu coureur cycliste

un jri surdoué 

plan cul bois le roi

micro onde . thor كيفية استعمال

3. Les déviants 

cochon qui se fait couper en deux 

xanax déception amoureuse

vrai vomissement kate winslet

 une femme déguisée en homme et portant une moustache marc dorcel

 robin des bois ridley scott erreur femme chirurgie esthétique 

maladie du crocodile drogue

voir la kuekuette de misse france

quequette sous le jogging

quequette contre quequette

 mecs au slip généreux

4. Les psychopathes

squelette poupee gonflable

mec se fait couper la bite en deux

vieux, gros et laid bande mou sex gratuit

vieillard malsain

porno degueulasse affreux

5. Mes préférés

le regard doux de ma blonde me fait bander

rigolade pornographique

j’ai toujours voulu me raser le crane

deux fille et une garçon se collant

beau garçon qui sent parfum

Corentin Chrétien est une tapette

Dorénavant, j’arrêterai de faire le con avec les mots-clefs.

A perdre la raison. L’envie Dequenne.

Faut-il aller voir A perdre la raison ?

En ce moment j’aime la rigolade. Ça m’emmerde de parler de la cinématographie du cinéma et de la place symbolique du fondu au noir dans le cinéma colombien. Je préfère faire des blagues.

Mais là ça va pas être facile. Et avant de vous expliquer pourquoi, je dois virer ceux qui n’ont pas vu le film, parce qu’il est impossible d’en parler sans dire la fin. Alors faites comme moi : ne lisez jamais de critique (mais rendez-vous après le “En Bref”).

Attention spoiler dernier avertissement ça va tomber d’un instant à l’autre !

Et ben en fait, à la fin, la maman, elle tue tous ses enfants. Et on en tombe du siège. T’es là, tu t’mattes ton petit film français pépère, y’a des caméras qui bougent tout le temps, beaucoup plus de dialogues que d’images et de la musique de merde, comme d’hab quoi. Et puis PAF ! Couic-Couic les mômes !  Et je ne sais pas bien pourquoi, mais il y a un truc qui ne fonctionne pas.

Pourtant ça devrait : le fait-divers sordide qui sert de prétexte au film est tiré d’une histoire vraie qui a choqué la Belgique et moi il y a cinq ans. Au-delà de ça, l’interprétation ahurissante d’Emilie Dequenne illustre parfaitement la dérive de cette femme au bord de la crise de nerf. Face à elle, Niels Arestrup continue tranquillement d’être l’un des meilleurs acteurs français, passant sans ciller de la douceur mielleuse à la froideur de l’acier. Au milieu, Tahar Rahim apparaît étrangement effacé, sans parvenir à donner de la consistance à son personnage.

Je m’égare un peu. Parce que le film est construit comme un labyrinthe qui fout la nausée. On étouffe avec l’héroïne, on est pas bien sur son siège même si tout cela est plutôt bien réalisé, avec une caméra assez discrète mais qui a le mérite de ne pas en rajouter. Malgré l’immersion, la chute perturbe sans émouvoir, elle est presque grotesque et on sort en se dandinant, avec une pastèque dans le ventre et la gorge sèche.

Je ne sais pas si j’ai aimé ce film. C’est déjà une forme de réponse. En tout cas, il m’a bien niqué ma soirée.

En Bref : Il ne faut pas aller voir A perdre la raison. Je sais, le cinéma n’est pas juste fait pour distraire et impressioner, mais il y a quelque chose de malsain dans l’émotion que procure cette histoire. Comme si le réalisateur se délectait d’avoir choisi un fait-div bien morbide pour choquer le spectateur sans se fouler.

C’est peut-être un peu dur, mais de Louise Wimmer à Biutiful, je n’arrive pas à aimer un film qui se prive de tout message d’espoir. Puisqu’on est sur terre, autant se raconter que ça va être coolos, sinon autant se gaver de Xanax et ouvrir un compte Viadéo.

Expendables 2. Hé Arnold !

Faut-il aller voir Expendables 2 : unité spéciale ?

Usons de nuances, pour ne pas fâcher les fans de séries B, qui sont nombreux à nous lire :

MES COUILLES !

Casse-toi vieux nostalgique moisi. Parce que t’as grandi en regardant des nanards, tu penses que ça les rends meilleurs ? Quand tu vas faire les courses à Créteil-Soleil, ça te rappelle l’époque de chez ton oncle où tu trouvais tout joli, mais en vrai c’est un vieux supermarché pourrave. Et ben Expendables c’est pareil.

Stallone a beau condenser les pires bouses qui ont été tournées dans les années 90 et les has-been qui vont avec, ça ne fera jamais de chef-d’oeuvre. Okay, Total Recall, Demolition Man ou Le baiser mortel du dragon, c’était kiffant sur le moment, mais ça reste des petites étoiles dans un ciel brestois (respect aux Brestois, juste, vous avez un temps pourri).

Et puis soyons franc, à part Bruce Willis, qui sera éternellement John McLane, tous les autres n’ont jamais vraiment su jouer. Schwarzy est encore moins crédible qu’en gouverneur, Stallone est à pleurer de 1er degré, Statham est même pas assez vieux pour être vintage mais le fond de l’abysse est atteint a chaque apparition de Chuck Norris, qui se promène sur le tournage comme un grand-père dans son jardin. Tellement mauvais, que même Van Damme a l’air bon.

Passons. Rien ne sert de jouer les naïfs. On est pas venus là pour un scénar, ni pour la sensibilité des brutes mythiques. On est venu pour la déglingue, pour les douilles qui s’écrasent sur le sol gling gling, les mecs qui ne se retournent pas quand y’a une explosion et les blagues à deux balles pontcuées par des effets de sourcils.

Et ben même pas !

Trop concentré par la nécessité d’aligner son casting de losers, le réal oublie complètement toute notion de cinéma. Les scènes d’actions sont relous, poussives et mal-foutues, l’image est positivement dégueulasse et les dialogues donnent envie de mordre son voisin de rangée.

Mais j’ai pas fait. J’ai regardé mes tontons se ridiculiser. En pleurant à l’intérieur de mes joues.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Expendables 2. C’est nul. Rien à foutre de l’effet vintage, louez une VHS de Last action hero, faites du pop-corn maison en cramant la moitié du maïs et laissez quinze messages à Clémence, qui vous rappelera jamais. C’est ça l’effet vintage.

Les Expendables c’est comme les mecs qui trouvent des qualités à Delarue sous prétexte qu’il est mort : C’est des cons.

Magic Mike. Bite génération.

Faut-il aller voir Magic Mike ?

C’est l’histoire de messieurs tout nus. Ils dansent. Quand soudain, l’un d’eux devient intelligent, alors il déprime.

Bon. Je vous entend rigoler d’ici. Mais j’assume. Magic Mike, c’est la meilleure façon d’aller voir Sexy Dance 4 sans perdre ta street cred.

Parce que sous l’étiquette de film indie conceptuel chébran, il y a le même concept que dans le film à minette sus-cité : des chouettes chorégraphies, des mecs et des filles en sueur sous leurs habits, une love-story centrale sans intérêt et quelques pistes de réflexion philosophique sur l’amitié, l’amour, le silicone et le rêve américain.

Et puis il y’a Soderbergh, c’est à dire un putain de sens du cadre et une gestion des lumières sépias que l’on avait pas vu depuis Traffic. Entre les superbes chorégraphies et des dialogues ciselés comme du ping-pong, il laisse tourner sa caméra lors de longs plans-séquences qui donnent de l’air au spectateur et l’occasion de jouer aux acteurs.

Justement, ces derniers sont excellents. Matthew McConaughey est formidable dans le rôle du maquereau dégoulinant, les gros mâles qui l’accompagnent arrivent à donner de l’humanité à leurs pectoraux et, après Battleship, Channig Tatum (lui-même ancien Chippendale) nous montre qu’on a pas fini de sous-estimer son physique de con.

Alors oui, on connaît les rouages de l’histoire, tout est plutôt convenu, la musique craint sa race et on est pas forcément sensible à l’univers des hommes en strings. Mais franchement, avec ses faux airs de nanard extra-light et ses images à couper le souffle, Magic Mike s’impose comme le meilleur film de l’été.

Et si vraiment t’assume, tu peux boire une bière blanche en sortant (mais ta meuf va peut-être se douter d’un truc).

En Bref : Il faut aller voir Magic Mike. Parce qu’il y a des cœurs qui battent dans les couilles des hommes, parce que Soderbergh est l’empereur du cadrage stylé et parce que mine de rien, les scènes de strip-club nous permettent de comprendre que les filles sont aussi tarées que nous.

Je sais pas si ça rassure, mais au moins, ça déculpabilise.

Gangs of Wasseypur Part 1. Stache Capone.

Faut-il aller voir Gangs of Wasseypur Part 1 ?

Dans le quartier de Wasseypur, deux communautés musulmanes s’en mettent plein la gueule sous prétexte qu’elles ont plus ou moins la même religion. Mais au fond de ce conflit il y a une histoire de vengeance, de haine et de coupe de cheveux. C’est très compliqué.

La dernière fois que j’ai tenté de regarder un film indien, j’ai dû m’arrêter pour éviter la crise d’epilepsie, et sur un autre blog je me suis fait déglinguer pour cause d’ethnocentrisme pourrave. “Va chier”, leur répondis-je. Le cinéma américain est con, le français est prétentieux, le russe est bourré. Je vois pas de quel droit on pourrait pas se foutre des indiens.

Merde.

Et pourtant, la guimauve bollywoodienne ne dégouline pas trop sur cette saga vengeresse. Lecture scorcesienne de la mafia indienne, ce (très) long-métrage ressemble plus à Hollywood qu’à son équivalent local. Certes, on se tape quelques rencontres romantiques et viriles au ralenti sur fond de musique criarde, mais le tout est enveloppé d’un second degré plutôt sympa.

Malheureusement, le film n’échappe pas à la malédiction des films-fleuves : les films-fleuves, c’est pourri. Comme à chaque fois, on saute deux générations en dix minutes, et la plupart des scènes sont pliées en deux phrases et trois plans. Résultat, on a l’impression de mater le zapping dans un hôtel de Mumbaï, on s’emmerde pas mal et on ne bitte pas grand-chose à l’histoire.

Rapidement, on se désintéresse des héros (particulièrement misogynes et antipathiques par ailleurs) et on finit par s’égarer entre les moustaches, quand on ne commence pas carrément à somnoler devant la multiplication des intrigues.

Et pourtant, certaines scènes sont impressionantes de maîtrise, du plan-séquence initial au meurtre final, le réalisateur livre quelques jolis morceaux de bravoures, d’autant plus chouettes qu’ils surgissent dans un univers cinématographique qui ne franchit pas souvent nos frontières. De là à s’envoyer la “Part 2″ à l’automne, faudra vraiment être en recherche d’un endroit climatisé pour passer l’aprèm.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Gangs of Wasseypur. Le film est sympa, assez inhabituel et pas trop mal filmé, juste assez pour faire tripper Cannes et nos amis les critiques.

En vrai, si on enlève le filtre du dépaysement, on se retrouve devant une énième redite du Parrain et des Affranchis, trop foutraque et mal montée pour nous empêcher de bâiller pendant les deux longues heures de projection.

Dommage, car les acteurs sont bien dirigés, et leur dialogues plutôt bien goupillés.

Total Recall. Totale rigole.

Faut-il aller voir Total Recall ?

Il fait chaaaauuud. C’est incroyable comme la météo peut anéantir les meilleures volontés. Par exemple, ce mois-ci, j’avais décidé de m’acheter des chaussures, et puis finalement je suis assis sur une marche et j’ai rien fait.

Dans ces périodes fatidiques, il faut être motivé pour écrire une critique. Avoir l’envie d’administrer une bonne raclée à un film surrestimé ou de porter au nue un chef d’œuvre. Mais franchement, comment écrire sur Total Recall par une chaleur pareille ?

Pour la millième fois, l’histoire d’un agent double, d’une dictature, du chef de la résistance qui est forcément plus gentil que le dictateur et puis la fille, qui court derrière le héros, folle amoureuse de son héroïsme de con.

J’en ai marre.

Pourtant dans les souvenirs, l’original avec Shwarzy était plutôt coolos. Ça pétait bien, y’avait des blagues et des hologrammes, c’était le bon temps, mais j’avais 12 ans.

Aujourd’hui, utiliser autant d’argent pour faire un film aussi convenu relève presque du crime. C’est très con, mais on pense au nombre de gens que l’on aurait pu nourrir avec toutes ces explosions en images de synthèses. Et même si c’est très con, on est obligé de se dire qu’on en aurait nourris plein.

Total Recall est vide. Vide de sens, vide de charme, vide d’idées, vide de style et d’intelligence. Colin Farrel est pas terrible et les deux actrices sont affligeantes. Mais à leur crédit, les dialogues sont tellement plats que même Meryl Streep n’aurait pas su y mettre de sel.

En cherchant un moment, on peut reconnaître au chef op d’avoir sur donner une jolie couleur à l’image et de faire quelques mouvements de caméra originaux et rythmés. Mais pourtant, on regarde ça mollement, sans tripper une seconde. Et il faut reconnaître ce talent au cinéma américain de savoir faire un maximum de barouf tout en restant chiant.

Action sans fun, agitation sans rythme, univers sans asperités. On a tout vu trop de fois dans ce type de cinéma qui se prive de nous surprendre par peur de perdre de l’argent. Malgré mes réticences, je lui préfère mille fois Faust ou Holy Motors, tout aussi mauvais mais bien plus courageux.

Eux aussi sont insoutenables, mais au moins ils ruinent leur auteur.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Total Recall. Allez plutôt boire un verre, lisez une bonne bd ou faites une partie de Time’s up avec vos copains.

Ce ne sont pas mes petites critiques et tous nos blogs qui feront comprendre à Hollywood que nous ne voulons plus de ses produits lyophilisés, mais notre absence des salles. Alors n’y allons plus.

“On vous boycottera tant que vous nous prendrez pour des cons”, ça voudra dire. Ça changera rien, mais on économisera de l’argent.

Abraham Lincoln : Chasseur de vampires. Prési-dents.

Faut-il aller voir Abraham Lincoln : Chasseur de vampires ?

Dans la vie, les films se classent en trois catégories : ceux qui ont une idée, ceux qui ont une histoire et ceux qui ont un titre. Abraham… appartient exclusivement à la dernière catégorie. Méprisée par les Castrés du cinéma, cette basse-classe regorge pourtant de séries B coolos (Des serpents dans l’avion, Kill Bill, Cow-Boys versus Aliens, Les clefs de Bagnole…)

Mais on s’en fout. Le film.

Un titre donc, et pas de scénario. Une simple suite de prétextes incohérents pour faire des scènes d’action top déglingue avec des effets en 3D, des gerbes de sang et Abraham Lincoln avec une hache. C’est chouette. Et même plutôt joli, comme lorsque le héros poursuit un méchant au milieu d’un troupeau de chevaux fous dans le soleil couchant.

Pour une fois, la 3D sert à autre chose qu’à nous griller la rétine : les vampires sautent dans l’image, on se prend des coups de fouets au ralenti et des têtes coupées en pleine poire. Certes, on a plus l’impression d’être au Futuroscope qu’au cinéma, mais après tout, parfois, c’est mieux.

On rigole bien pendant la première moitié, et puis tout s’écroule : soudain, le réalisateur avec son nom chelou arrête de faire du fun pour s’essayer au cinéma. Les héros dialoguent en essayant de croire à leurs répliques, le cinéaste tente vainement de nous émouvoir et tout le monde fait semblant de prétendre qu’il y a un scénario derrière tout ça.

Bim. L’effet douche tout le monde. Comme devant un édito d’Arianne Massenet, les spectateurs, désorientés, ne savent plus s’ils doivent rire ou éteindre la télé. Mais l’écran du méga CGR de Tarbes ne s’éteint pas et j’ai souffert pendant une demi-heure.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Abraham Lincoln : Chasseur de vampires. Ça commence bien fun, c’est joliment réalisé, mais un film avec un tel nom à la con n’a pas le droit de se prendre au sérieux.

Ça serait comme voir un ancien Mister Univers jouer les machines à tuer pendant 15 ans avant de se présenter pour devenir gouverneur de Californie : absurde.

Oui oui, cet article a été écrit en 2004.

Rebelle. L’arc pour l’arc.

Faut-il aller voir Rebelle ?

Normalement je critique pas les films pour mômes. Si je les démonte, c’est trop facile, et si je les aime, je perds ma street cred’. Mais bon, l’héroïne tire à l’arc. Alors ça compte pas.

La dernière héroïne qui tire à l’arc était pareille : cachée dans un film hollywoodien aussi appétissant qu’une salade aux pousses de bambou. En fait, elle faisait enfin naître un personnage féminin intéressant dans un blockbuster. Indépendante, combative, charismatique, avec des chouettes cheveux. Et c’était bien.

D’ordinaire, le cinéma grand public, voir le ciné en général, est l’un des plus grands épandeurs de stéréotypes de l’univers, avec Nadine Morano. Et c’est encore pire dans le cinéma pour enfant. Chaque homme est un petit guerrier en devenir et chaque fille rêve d’être une princesse pas drôle.

C’est nul.

Dans la vraie vie, les filles sont encerclées de carcans pourraves relayés par la pub et les magazines féminins, quand les hommes sont quasi-condamnés à devenir des trou-du-cul virils avec des montres. Et tout ça, c’est un peu à cause du cinéma, des jouets bleus, des pages roses et des imbéciles qui les avalent.

Dans Rebelle, c’est l’inverse : les hommes sont tous des mômes qui bombent le torse devant les autres, mais qui flippent devant une femme ; sous sa cascade de boucles rousses, l’héroïne est une princesse malgré elle qui étouffe dans les robes cintrées et fuit les princes charmants en rêvant de déglinguer des ours au tir à l’arc.

Et une rousse qui tire à l’arc, c’est comme quand tes parents sont pas là, et que tu peux jouer à la Dreamcast jusqu’à minuit : c’est la vie !

En Bref : Il faut aller voir Rebelle. Au delà de sa non-misogynie, le film est aussi très drôle, bien réalisé et bien plus joli que la moyenne des dessins animés.

Maintenant, on peut quand même hurler au loup en entendant l’affreuse chanson du début, regretter que l’intrigue soit un peu molle du genou et faire la gueule devant le dénouement cousu de fils blancs. Mais ça serait un peu comme cracher sur l’intégralité des films pour enfants.

The Dark Knight Rises. Very Bat Trip.

Faut-il aller voir The dark knight rises ?

Christopher Nolan est l’un des cinéastes les plus surestimés de sa génération. Parce qu’il se promène avec l’étiquette de “réalisateur intelligent” sûr le crâne, tout le monde oublie de se rappeler de la piètre qualité de son premier Batman et de la vacuité d’Inception.

Surtout, tout le monde fait semblant d’ignorer que Nolan monte ses films n’importe comment, bondissant dans tous les sens comme un môme sous limonade, sans jamais réussir à créer un rythme. Au final, la multiplicité des intrigues et des personnages complexifie le bordel, sans ajouter en profondeur. Mais soyons honnête, Batman 2 et, bien avant, Memento, c’était quand même drôlement cool.

The Dark Knight Rises commence pas bien : comme d’hab les saynètes s’enchaînent sans aucune pêche, les scènes d’actions sont criardes et Christian Bale à toujours le charisme d’une poire sous antidépresseurs. Mauvaises nouvelles : on attend des heures avant de revoir les oreilles de Batman, Catwoman est vachement moins latex que Michelle Pfeiffer et Marion Cotillard à réussi à obtenir un rôle dans le film. Je ne sais pas si c’est son anglais sans grâce ou son jeu d’actrice pataud, mais on souffre à chacune de ses apparitions.

Mais mine de rien, la tension monte. Planqué derrière un gros masque, Tom Hardy réussi à insuffler un putain de charisme au méchant. Et comme dans le précédent, ce n’est pas le héros, mais la part sombre des hommes qui fascine, comme si le film tanguait sérieusement entre le camp du bien et celui de l’anarchie prônée par les supers-vilains.

Un joli bordel, qui finit presque par nous faire oublier ce casting de losers.

En Bref : Il faut aller voir The Dark Knight Rises. Ça commence pas ouf, ça finit un peu cheapos, mais le foutoir final est bien pêchu et on peut pas dire que les chefs-d’oeuvres pleuvent beaucoup en ce moment.

Parce que l’été est pauvre en cinoche, le film a rangé les cinéphiles en deux camps : les neuneus qui considèrent Nolan comme le messie parce qu’il est moins con que Michael Bay et les hipsters moisis qui détestent Batman pour se différencier des neuneus du premier camp.

Comme d’hab, la vérité est ici : Sur l’échelle du film de super-héros moyen, Batman est environ au cinquième barreau. Et comme on ne sait pas jusqu’où elle monte, on n’est pas bien avancé.