Les lignes de Wellington. L’empire contre-attaque.

Faut-il aller voir Les Lignes de Wellington ?

Les quoi ?

Bah oui, malgré son casting de malade, son ampleur historique et la réputation de son auteur, personne n’a entendu parler de ce film. D’ailleurs, ça a de quoi laisser perplexe : Mathieu Amalric, John Malkovich, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Melvil Poupaud, Michel Piccoli, Marisa Parades, Vincent Perez, Elsa Zylberstein, Chiara Mastroianni et une palanquée d’autres acteurs incroyables dans un même film et la bobine est visible dans une petite poignée de salles parisiennes.

Au même moment, nos écrans sont envahis de nanards potentiels à l’ambition proche de zéro, interprétés par des tocards de seconde zone et réalisés par des affairistes sans talent ni vision. Finalement, un film à succès, ce n’est pas un bon film, c’est un film omniprésent dans les salles, avec une bonne campagne de com dans le métro et des invités au Grand Journal.

Et pour oser dire ça en novembre 2012, faut une sacré paire de guirlandes.

Si vous faites partie des cinéphiles intellos (le marqueur se situe à deux films de Lars Von Trier dans ta dvdthèque, bâtard), vous sautez probablement déjà sur place à la vue de l’équipe technique du film : Les Lignes de Wellington est le dernier projet inachevé du réalisateur chilien Raoul Ruiz, réalisé in fine par sa femme Valeria Sarmiento.

Inconnu du grand public (le marqueur se situe au niveau de ma mère-grand que j’avais emmenée voir Les Choristes en 1964, Big Up mamie) Raoul Ruiz fait délirer la critique, et du coup, je l’ai découvert posthume à travers sa femme. Et d’ailleurs, on s’en fout.

Pendant deux heures trente, on suit les errances de plusieurs soldats paumés dans les collines portugaises pendant que les armées jacobines de Napoléon se rapprochent dangereusement de Lisbonne. Petit budget, gros cerveau, les batailles sont donc remplacées par des dialogues. C’est pas plus mal.

Pourtant, malgré un formidable plan-séquence initial et l’élégance perpétuelle de l’image, on peine un peu à tripper au début. Il y’a plein de mecs avec des voix offs en plusieurs langues qui discutent dans ta tête, John Malkovich parle de peinture et les portugais dansent mollement autour du feu. Et puis on s’attache. Presque comme dans une série, tous les personnages révèlent leurs personnalités, leurs forces et leur faiblesses. Et puis comme ça, l’aventure devient passionnante.

A force de voguer, on ne sait plus trop pourquoi les hommes se battent ni le camp que l’on préfère. On regarde ces personnages perdus se débattre avec leurs pulsions, leurs peurs et leur honneur. Point de vue chilien sur l’histoire européenne, le film ne tente pas de donner du sens ou des valeurs héroïques à une guerre qui n’en avait pas beaucoup. Il raconte, observe et ausculte la guerre, mais il révèle des morceaux de merveilleux dans chaque parcelle de vie.

Et au milieu de cette grande boucherie absurde, la réalisatrice nous offre même un message presque optimiste. Les idéaux sont morts, les drapeaux sont ridicules et les hommes sont des bêtes, mais tant qu’il y’aura des enfants pour écouter les histoires et des rigolards pour s’envoyer en l’air, on n’aura pas perdu tout espoir.

En Bref : Il faut aller voir Les Lignes de Wellington. Parce que ça faisait longtemps qu’on avait pas vu de grand film choral historique, parce qu’on y voit jouer une dizaine d’acteurs exceptionnels et parce qu’on oublie parfois qu’avant d’être une grande partouze néo-libérale, l’Europe était un champ de bataille.

Finalement, je ne sais pas si Raoul Ruiz et sa meuf sont des cinéastes intellos. Mais il y a bien longtemps que Spielberg et Scorsese n’ont pas réalisé une fresque historique d’une telle ampleur.

La Chasse. Magic Mik.

Faut-il aller voir La Chasse ?

Tout le monde aime Lucas. Il est gentil, rigolo et pas trop mal coiffé pour un Danois. Et puis un jour, la rumeur débarque. Alors tout le monde veut lui taper dessus, taper sur son fils et faire des gros trous dans sa vie.

Si vous n’avez pas vu le film, il vaut sans doute mieux d’y aller sans rien savoir de plus, rendez-vous donc après le “En Bref”.

C’est rigolo (encore !) le réalisateur Thomas Vinterberg avait été découvert par Festen, l’histoire d’un père aimé et respecté qui cachait un pédophile. Aujourd’hui il revient avec l’histoire d’un père méprisé et accusé de pédophilie qui cache un homme respectable.

Comme ça, on pourrait se dire qu’il filme l’antithèse de sa thèse. Mais en fait non, car au fond, les deux films disent la même chose : “Quand tout le monde à raison, tout le monde est un con”.

Ce n’est pas le crime qui intéresse le réalisateur, mais la façon dont il fait réagir les masses. Par des dialogues bien écrits et des jeux psychologiques, il démontre comment la société construit presque logiquement un mensonge sur le dos des enfants. En étudiant le dérèglement, il montre que les hommes n’ont qu’une hâte face au doute : se régler, s’organiser de manière simple et manichéenne et s’unir dans la haine.

Presque instantanément, l’ancien ami de tout le monde est banni comme un monstre, sur la seule base d’une rumeur. En innocentant le héros dés le début, le réalisateur pointe aux spectateurs ceux qu’il considère comme les vrais cons : les redresseurs de torts en pacotille, toujours volontaires pour jouer de leurs muscles et de leur connerie quand ils ont l’absolution de la société.

Mais le film ne disserte pas. Il hurle. Il enrage. Sur l’écran, les images hypnotisent, frappent le spectateur dans le ventre sans le laisser respirer. On pourra faire comme la presse intello, et se plaindre du manque de finesse et de dialogues chiants. On peut surtout s’incliner devant un cinéma d’une puissance dévastatrice porté par l’un des acteurs les plus brillants de sa génération.

En Bref : Il faut aller voir La Chasse. Parce que c’est le film le plus fascinant, le plus tétanisant et l’un des plus inoubliables que vous verrez cette année. Parce que vous réfléchirez peut-être avant de détester un mec parce que tout le monde fait pareil.

Mais surtout, il faut y aller pour voir une performance d’acteur époustouflante et le retour au top d’un réalisateur qui rentre à l’intérieur de ton estomac pour y faire de l’acupuncture.

Argo. Film familier.

Faut-il aller voir Argo ?

C’est l’Iran. 1979. Il n’y a pas trop de hippies, mais pas mal de barbes. Elles sont fâchés, parce que les Etats-Unis protègent leur ancien dictateur, qui s’appelle le Sha. Et quand le Sha n’est pas là, les américains dérouillent. Pour récupérer les employés de l’ambassade sans les morceaux, la CIA envoie Ben Affleck avec sa barbe et son couteau. Autant dire que c’est pas gagné.

C’est rigolo quand même : pour son troisième film, Ben Affleck se donne le rôle d’un mec qui fait semblant de réaliser un film. C’est vrai que si ses deux premiers tours derrière la caméra étaient plutôt honnêtes, c’était plus pour leur scénario que pour leur mise en scène.

Pendant deux heures assez courtes, l’acteur-réalisateur ne révolutionne toujours pas son style très sobre. Et c’est tant mieux, car l’histoire en elle-même ne manque jamais d’intensité. Assez brillant, le scénario de ce thriller-comédie réussit à passer du rire au armes sans jamais faire de fausses notes. On ne s’ennuie pas, on crispe un peu nos mains sur les accoudoirs et on reste effaré devant cette histoire aussi véridique qu’elle est ubuesque.

C’est fluide, trop même, et sans révéler l’histoire, on peut tout de même regretter que son déroulement manque d’anicroches. Surtout, on peut être légitimement déçu par le faible recul politique du film.

En ces temps où certains hommes politiques n’hésitent pas à repeindre le monde en noir et blanc, gracieusement aidés par des journaux racoleurs, parler de l’islam et de l’Iran demande un peu d’intelligence et d’analyse. Passé une explication succinte, on sort du film assez persuadé que le gentil américain a combattu les vilains barbus fous.

Alors oui, les barbus fous sont des cons. Mais pour être précis, il ne faut pas oublier de dire que les gentils américains leur ont tracé une autoroute en maintenant un dictateur sanguinaire à la tête de l’Iran pour garder la main sur la pompe à essence pendant que la famine asservissait le pays.

Fiou. C’est vrai que ça flingue un peu l’ambiance. J’imagine que c’était ça ou les oscars. Ça sera les oscars.

En Bref : Il faut aller voir Argo. Parce qu’on ne va pas faire les fines bouches et c’est quand même un thriller intense, rapide et prenant d’un bout à l’autre. La réal est toujours un peu terne, mais les acteurs, les dialogues et les nombreuses blagues sont bien au-dessus de ce qui se fait aujourd’hui à Hollywood.

Dommage que le film n’ajoute pas l’intelligence au talent, c’est souvent ce qui manque aux génies.

Amour. Les vieux dans les vieux.

Faut-il aller voir Amour ?

Comme tout le monde, Anne va mourir. Son mari George aussi, mais dans plus longtemps. Alors il l’accompagne, il l’aide. Parce qu’elle est tout ce qu’il lui reste, parce qu’il lui a promis de ne pas l’emmener à l’hôpital ou – qui sait ? – peut-être parce qu’il l’aime encore.

C’est quoi l’amour ? Une jeune fille qu’on arrive pas à oublier en revenant du bal ? L’envie de casser la gueule de son nouvel amant ? L’envie de se réveiller a coté d’elle ? Celle de voir son nom près du mien sur le bail ? Celle d’arriver en courant à l’hôpital quand elle a perdu les eaux ?

Ou alors, est-ce que tout ça c’est trop facile ? Est-ce que l’amour, le vrai, c’est ce qu’il reste quand il ne reste plus rien ? Quand ils ne sont plus beaux, quand ils sont seuls, quand les enfants sont partis, quand elle est malade ? Passe le temps des cartes postales, des robes à fleurs et des grains de riz dans les cheveux. Mais reste-t-il de l’amour quand on ne le fait même plus ?

Michael Haneke, réalisateur aussi sadique qu’autrichien, aurait pu pousser le vice jusqu’à répondre non. Sombres, cyniques et sinistres, ses films aiment explorer la part d’ombre des humains sans beaucoup y distiller d’espoir. Il fallait donc du courage pour aller se taper cette palme d’or.

Mais j’avais tout faux.

Amour est un film d’une tendresse absolue. Sans mièvrerie, mais surtout sans pathos, Haneke raconte avec pudeur l’histoire d’un couple qui va mourir avant d’avoir arrêté de s’aimer. C’est beau, poignant et si difficile à raconter que presque aucun réalisateur ne s’y était risqué avant.

Car pour faire vivre l’intensité dramatique d’un appartement presque vide, les mouvements de caméra et autres stylisations intempestives sont superflus. Seuls comptent les dialogues, le rythme et les acteurs. Ils sont inoubliables.

Bien-sûr, c’est lent, pas très joyeux et un peu trop long, mais il n’est rien du film tire-larme et voyeuriste que l’on pouvait craindre. Au contraire, à notre génération de fils de divorcés, le film adresse un message inhabituel : parfois, l’amour ça marche.

En Bref : Il faut aller voir Amour. Lors de l’obtention de la Palme d’or par Haneke, j’ai beaucoup daubé sur le festival, son manque de courage et son obsession pour la grisaille intello. Je me suis gouré.

Malgré son apparence rugueuse et son sujet difficile, la Palme d’Or 2012 est un très beau film à l’intention admirable : aller chercher une mine d’espoir, là où beaucoup refusent même de regarder.

Le cinéma, dans sa définition la plus noble.

Looper. Bruce tout puissant.

 

Faut-il aller voir Looper ?

Voilà à quoi ressemblerait le cinéma américain si les producteurs avaient des couilles.

Ne fuyez pas, amateurs de blockbusters. Il s’agit pas de vous asséner des dialogues imbitables, des références prétentieuses et des sous-titres de quatre lignes. Vous aurez le pack habituel : des flingues, des gonzesses, des explosions et de la drogue.

En prime, Looper se permet juste d’ajouter des éléments que l’on avait pas vu à Hollywood depuis Blade Runner : des acteurs géniaux, une caméra brillante et un putain de scénario.

Le futur est crade. L’histoire parle de boucles, d’amour et de vengeance. Et je m’arrête la, parce qu’il vaut mieux y aller sans rien savoir.

Pour le reste, les mots me manquent. Comme si l’ont avait filé un cerveau ET un gros budget à un même cinéaste (normalement c’est l’un où l’autre). Le futur est sombre donc, mais surtout crédible et intelligent. Les barrières sociales ont grandies à mesure que les frontières géographiques se rapprochaient. La violence est omniprésente, mais l’histoire va plus loin.

Pour une fois dans un film yankee, on ne devine pas la fin dés le début. Le scénario nous promène, nous paume et nous laisse deviner pas mal de trucs. Filmées avec une grâce sans pareille, les premières minutes du film ravivent une vielle flamme dans le ventre de tous les amateurs de sf. Une odeur de souffre qu’on avait pas beaucoup sentie depuis Matrix.

Dark City, Brazil, l’Armée des douzes singes… Les références s’accumulent car le film se place instantanément sur l’étagère réduite des dvds qu’on achètera encore. L’intrigue posée, l’action commence. Elle est percutante sans être assourdissante. Entre les parties de flingues, le réalisateur ne se gêne pas pour assoir ses personnages et les faire discuter pendant dix minutes.

Plus rare encore, “la fille” est le contraire absolu d’un faire-valoir en talons aiguilles et en plus elle coupe du bois. Et puis il y a les lumières, les cadres et la chute. Trop pour tenir dans ce billet. Mais tout est magistral. Allez, c’est vrai que le rythme faiblit un poil dans le dernier tiers, mais il permet de donner de la profondeur aux personnages.

Et merde, si vous avez un minimum d’affection pour la science-fiction et une once de respect pour ce blog, allez-voir ce film ou je me cloue les deux mains sur le clavier.

En bref : Il faut aller voir Looper. Putain de merde. C’est le meilleur film que j’ai vu depuis Polisse et Oslo 31 Août. Et probablement le meilleur film de l’année.

Évidemment, vous allez être déçus, penser que je vous l’ai survendu et revenir ici pour gueuler mais qu’importe. Bruce Willis joue dans un bon film tous les dix ans. Et généralement, il entre dans l’histoire.

Si Hollywood arrête de réchauffer les même plats pourris tous les mois pour parier sur ce genre de projet, je veux bien prendre ma carte au méga CGR.

God Bless America. Les beaufs à l’abattoir.

Faut-il aller voir God Bless America ?

Franck est tout seul devant la télé. Soudain, il prend conscience qu’il y a des cons. Qu’il y en a partout. Et qu’il faut tous les flinguer.

À priori, le concept est cool. Un road-movie burlesque où un type au bord de la crise de nerf dessoude l’Amérique qu’on déteste. Enfants-roi, vieux mysogines, parents indignes, animateurs télés, éditorialistes ultra-conservateurs… Tout le monde y passe, tandis que le héros poursuit le but utopique de rendre les gens gentils.

Mais ça ne marche pas.

D’abord parce que le héros est accompagné d’une gamine jamais crédible, mal interprétée et si volontairement éloignée de tous les clichés sur les filles qu’elle ressemble à une caricature d’ado de 14 ans, prêt à se faire sauter en public pour une histoire de groupe de rock (“T’aime pas Led Zep ! Mais putain t’es un malade !”… Bâillonnez-les bon dieu !).

Immature. C’est aussi le cas du réalisateur. Malgré une volonté de second degré évidente, le fond du film est alourdi par son sentiment bien réel d’être le seul à détenir les clefs du bon goût et de la justice (un peu comme ce blog en fait). C’est vrai que les victimes du héros sont méprisables, mais on aurait aimé un peu plus qu’une vision manichéenne des cons, comme seule morale.

Au risque de mériter mon nom de famille, j’aurais aimé que le film s’acharne d’avantage à sauver ses personnages plus qu’à les démembrer systématiquement. Parce qu’au-dela des debats de merde sur le rock et la politique, aucune catégorie ne peut s’approprier le monopole de la gentillesse. Mais le film se contente de pleurer sur lui-même et la solitude de l’homme parfait dans un monde d’ordures.

Dans la vraie vie, y’a aussi des beaufs intelligents, des misanthropes humanistes et des intellectuels stupides. Et on finit par avoir l’impression de passer une heure et demie avec la dernière catégorie.

En Bref : Il ne faut pas aller voir God Bless America. L’ironie n’est pas aussi mordante qu’elle le voudrait, les personnages sont peu crédibles et il y a quelque chose de nauséabond dans le fond de ce film, tout aussi intolérant que les enfoirés qu’il dénonce.

Il est très facile de rassembler le public en lui faisant détester le camp d’en face. Mais j’applaudirai le réalisateur qui m’apprendra à les aimer.

Amen.

Skyfall. Agent, trop cher.

Faut-il aller voir Skyfall ?

Je vais encore me faire engueuler.

Je vois déjà les commentaires : “C’est le meilleur Bond réalisé depuis longtemps, l’histoire gagne enfin en profondeur, on en apprend plus sur le passé de Bond, ce qui explique l’importance de M, figure maternelle d’un orphelin ultraviolent. So deep.”

Et c’est vrai. Le meilleur Bond depuis un moment, bien supérieur aux derniers avec Pierce Brosnan, meilleur que l’infâme Casino Royal et son interminable partie de cartes, et sans doute moins bourrin que Quantum of Solace et son titre à la con. Oui. Mais si Alvin et les chipmunks 5 est meilleur que ses précédents, ça n’en fait pas un chef d’œuvre, si ?

Certes, il y a quelques très jolis plan-séquences, Javier Bardem est un méchant incroyable et l’histoire apporte un petit peu plus de profondeur au personnage (encore que, “la quête sans but du héros solitaire et orphelin”, ça va pas non plus vous empêcher de dormir).

Mais franchement y’en à marre. Même le réalisateur le mieux intentionné est prisonnier du système répétitif et sclérosé imposé par ces fascistes de fans : Scène d’action au début, générique de pop-star, intrigue, retour au MI-6, rencontre avec Q, nouveau pays, gonzesse, scène d’action, re-gonzesse, méchant, poursuite, dénouement. Pour la millième fois, la même soupe. Les mêmes femmes faire-valoir, infoutues de viser correctement, mais toujours prête à tomber la robe.

Et toujours Judi Dench en M avec son air pincé et son jeu amorphe. Et Daniel Craig qui joue le tombeur sans y croire lui-même (sans déconner les filles, quand il arrive sous la douche, avec ses oreilles en choux-fleur, ça vous savonne ?). Et surtout, l’impossibilité de révéler grand-chose sur Bond sous-peine de pénaliser la franchise ou de contredire les 20 films précédents.

C’est relou.

C’est tout mou. Et c’est toujours un peu pareil. Même si la saga 007 est une page de l’histoire du cinéma et même si Sam Mendes l’écrit plutôt bien, on aimerait bien que quelqu’un la tourne enfin. Il pourrait pas crever James Bond un jour ?

En Bref : Il ne faut pas aller voir Skyfall. Le film n’est pas mauvais et bien filmé, mais l’histoire est toujours bloquée dans son carcan qui l’empêche de surprendre et d’émerveiller.

Et malgré tout le talent du réalisateur, il est dur de faire preuve de beaucoup de créativité dans un produit purement commercial. Ça se saurait si l’architecture des McDo était jolie.