Iron Man 3. Robot Copain.

IRON MAN 3

Faut-il aller voir Iron Man 3 ?

J’aime beaucoup Shane Black. Derrière son nom de hard-rocker has-been se cache l’inventeur du HVR : le Héros Viril Rigolo. Le HVR ressemble en tout point au héros testostéroné de film hollywoodien, à ceci près qu’il glisse souvent sur des peaux de bananes et qu’il est pas toujours brillant avec les filles.

Coup de bol, le meilleur acteur pour incarner le second degré se trouve être Robert Downey Jr. et il est dans le film !

Cette critique n’aura peut-être pas beaucoup d’intérêt sur le fond (contrairement aux autres, qui culminent pas mal faut dire) parce que je n’ai jamais lu les Comics d’Iron Man et surtout parce que c’est le premier film que je vois dans la trilogie. Autant dire que je suis entré dans la salle pour piquer un roupillon devant une bouse. Ben non.

Iron Man 3, c’est le film le plus cool à voir cette année. Malgré tous les codes imposés du blockbuster très cher, le film réussit à éviter quasiment tout ce qui nous étrangle d’habitude :

Le héros passe plus de temps à réparer son armure qu’à sauver le monde en tirant dans tous les sens, le manichéisme habituel est mis à mal, avec un retournement surprenant et une moquerie appuyée du héros à l’américaine qui joue la police au Moyen-orient. Quant à la fille, pour une fois, elle est chouette et faut pas trop lui tirer les cheveux.

Au-delà de ça, le héros est plein de fragilités, de doutes, il fait des vannes de mauvais goût, il se moque des enfants et il est très amoureux. Parce qu’au fond, c’est l’histoire d’Iron Man : un type pas très sympathique et un peu barré qui tente de faire marcher son histoire d’amour en dépensant des millions de dollars.

Bien-sûr, il faut nous infliger des scènes d’action un peu longuettes, de l’héroïsme moisi et quelques clichés misogynes (mais moins que d’habitude). Pas grave. A ce niveau là d’hollywoodisme, ce blockbuster massif fait figure d’exemple absolu du mélange entre les dollars et le talent.

C’est surtout un condensé de plaisir coupable que vous devez voir si vous avez été jeune quelque part dans les années 90.

En Bref : Il faut allez voir Iron Man 3. Parce que c’est drôle, pas con, très bien fait et interprété par une machine de guerre. Outre Robert, il faut aussi y aller pour le charme de Gwyneth, la méchanté de Guy Pearce et l’air hagard de Ben Kinglsey.

Après, il vous faudra tolérer tout le reste : les super-héros illustreront toujours la vision américaine, réac et violente de gros cons qui tentent de faire justice eux-même. Mais au moins, celui-là cherche pas à être gentil.

Et ça le rend vrai.

2 thoughts on “Iron Man 3. Robot Copain.

  1. Je n’ai pas vu le film donc ceci est commentaire purement gratuit. Enfin pas tout à fait, parce que j’ai lu pas mal de comics. Je tiens juste à ajouter, en écho de ton dernier paragraphe que Iron Man est d’autant plus coolos que c’est le premier super-héros a avoir été un alcoolique vendeur d’armes avec un caractère de chiotte qui préfère bien souvent son fric, sa cocaïne et ses putes à ses potes (les autres super-héros). Quitte à les trahir tous si nécessaire. Si ça c’est pas cool, je sais pas ce qui l’est (à part, peut-être Tywin Lannister).

    • Le Règne de l’arbitraire a du respect, voir même de l’affection pour les gens qui lisent des Comics et Game of thrones. Te situant d’emblée dans les deux catégories, tu gagnes donc un an d’abonnement gratuit et illimité au blog ! Bravo, Rieur !
      Et ton post me donne envie de lire les histoires d’Iron Man quand j’aurais vu le bout de cet hiver qui n’en finit plus de be coming. Par contre, je serai plus Tyrion en ce qui concerne les Lannister ou Shagga, à la rigueur. Mais je reconnais bien là ton goût pour la part sombre de l’humanité.

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