The Bling Ring. Dior j’abhorre.

Bling ring

Faut-il aller voir The Bling Ring ?

J’ai toujours défendu Sofia Coppola, depuis qu’elle a renoncé à être actrice. Lost in translation, son évident chef d’oeuvre, mais aussi la moyenne Marie-Antoinette et le déroutant Somewhere. Si ses sujets manquent parfois d’originalité et presque toujours d’intensité, ils sont régulièrement sauvés par une image racée et par la musique qui la porte.

Les premières secondes du Bling Ring nous font comprendre très vite que cette fois la bande originale ne sauvera pas le film. Insupportable, stridente, moche, la musique du film est aussi affreuse qu’un mardi soir à Lorient. A l’image, des colliers scintillent, la caméra panote sans grâce sur des piles de chaussures et des palmiers défilent dans le ciel pour la 1 884ème fois depuis l’histoire du ciné de merde.

Et l’histoire ? Des clous. Une bande de tocards vides comme des canettes cambriolent des villas de stars débiles pour s’habiller comme dans des clips de RnB. Ils coulent, tranquille. Et ils touchent le fond, arc-boutés sur des Louboutins.

Fric, drogue, vol et club VIP. On dirait un peu le pitch d’un doc de Nanard. Sauf que ça dure plusieurs fois 26 minutes. Mais il n’y a toujours pas d’angle.

Que veut nous dire Sofia ? Que les jeunes américains sont remplis d’arrogance, de fantasmes du fric, de vide intersidéral ? Si on peut apprécier qu’elle refuse de juger les personnages de cette histoire vraie, cela la dispense-t-elle d’avoir un point de vue ? A huit euros la place, on est en droit de réclamer une forme de propos, une volonté artistique, un signe quelconque.

Mais bof.

La réalisatrice n’aime pas ses personnages, elle se fout de leur gueule et nous on se demande quel intérêt on pourrait bien trouver dans les pérégrination de cette bande d’imbéciles vénaux. Il y a des cons ? C’est ça le message ? Ou un truc bateau sur la société de consommation qui pourri la jeunesse ? Sur l’argent roi au pays du dollar ?

On le savait déjà Sofia. Et si c’est pour étaler de la musique bruyante sur des lieux communs traités à la va-vite, autant regarder la télé.

En Bref : Il ne faut pas aller voir The Bling Ring. C’est un film antipathique, désagréable et peuplé de jeunes gens misérables présentés sans chaleur, ni ironie. Il y a quelques jolis plans bien construits, une belle idée de mise en scène à un moment et un acteur un peu sympa.

Par contre, il faut qu’Hermione arrête de jouer les bad girls biatch qui tirent la langue en félinant sur du rap. Non seulement c’est gênant, mais c’est surtout crédible comme Flipper dans une pièce de Shakespeare.

One thought on “The Bling Ring. Dior j’abhorre.

  1. Je confirme. Je l’ai regardé après avoir lu cette critique uniquement pour Emma Watson. Et bah elle est peut être toujours aussi belle et tout, et je la trouve peut être plus crédible en ” bad girls biatch qui tirent la langue en félinant sur du rap” que Flipper dans une pière ce Shakespeare, mais ça ne rends pas le film intéressant pour autant. Je pensais pas qu’on puisse en avoir autant rien à faire des personnages principaux dans un film. Et je ne pensais pas non plus que la première musique d’un film puisse autant donner envie de se barrer en courant. De plus la VO n’apporte rien du tout je pense, à part peut être une envie de blasphème quand on entends le nombre de “Oh my god” lancé à la seconde lors d’un des premiers cambriolages. Je suis pourtant très bon public, mais ce film là m’as fait penser à Drive. C’est juste vide, et très chiant. Donc je ne suis pas toujours d’accord avec tes critiques, mais je me méfierais maintenant, la prochaine fois que tu dis d’un film qu’il est vide (bon là c’est les personnages, mais c’est pareil !).

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