9 mois ferme. Justice nique sa mère.

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Faut-il aller voir 9 mois ferme ?

J’aime pas trop Albert Dupontel. Sa bande de freaks, ses éternels personnages de dingues dégueulasses et sa critique naïve de la conformité. Bernie me fait sourire jusqu’à la scène du viol dans le piano à queue et Enfermé dehors est trop régressif pour être drôle. Au vu de la bande-annonce de sa dernière livraison, rien de donnait envie d’aller voir 9 mois ferme.

C’est l’histoire d’une juge badante qui s’envoie un repris de justice. Six mois plus tard, il est parti pour perpèt’ et elle a des maux de ventre.

Dés le premier plan, on constate qu’Albert a bossé. Un joli plan-séquence. Deux salles, deux ambiances. Et il pourrait s’en tenir là : opposer le peau-rouge et la robe noire en nous déroulant son habituel plaidoyer pour les exclus qui mangent des yeux.

Mais non.

Pour une fois, ce n’est pas lui le centre, mais elle. Meilleure que d’habitude, Sandrine Kiberlain rattache l’histoire au sol. Et c’est ce qu’il manquait à tous les autres films de Dupontel. Parce qu’elle est un peu moins tarée que les autres, elle donne un point d’attache au spectateur et un peu de recul sur la clique de dingues du réalisateur.

Et ils sont en forme. Du légiste psychopathe au juge dragueur en passant par un incroyable avocat bègue, la fanfare d’Albert est déchaînée. Le point d’orgue du film est atteint lorsque le réalisateur lui-même se lance dans un monologue héroïque. Mythique, sa description du mixeur sociopathe qui se “sent concerné” par le bordel d’une cuisine est probablement le point culminant de sa carrière.

Ce film aussi sans doute. En tout cas, c’est la comédie de l’année.

En Bref : Il faut aller voir 9 mois ferme. C’est drôle, c’est joli, bien joué et beaucoup moins con que ça en a l’air. Pour la première fois, Albert Dupontel parvient à mélanger son goût pour la comédie trash avec sa grande tendresse bizarre et ça finit par une jolie chanson.

Fiou, j’ai réussi à finir la critique sans écrire “décalé”.

4 thoughts on “9 mois ferme. Justice nique sa mère.

  1. T’as pas écrit “décalé” bravo! Et t’as pas écrit “mis en scène” non plus (mais presque) alors qu’elle est très chouette! Comme ta critique! Tiens d’ailleurs t’as pas écrit “critique” non plus…comme quoi il y a une justesse dans la vie!

  2. perso je me suis bien ennuyé. A part la scène du mixeur “qui se sent concerné” le reste… ennui ! En plus Dupontel fait toujours le même rôle il tourne en rond, ya plus de surprise

    j’ai écris un truc dessus sur mon blog si tu veux aller voir

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