My Sweet Pepper Land. Kuuuurde boy.

Faut-il aller voir My Sweet Pepper Land ?

Malgré les apparences, Baran est un cow-boy de la lose. Il a les yeux bleus mais le regard vide, la barbe drue mais la peau lisse, un air de dur, mais il est mou.

C’est le Kurdistan. Un pays sans frontières, avec pas mal de barrières. Ici tout est figé et tout le monde fait la gueule. Les mecs ont pas de couilles, mais pas mal de colts, qu’ils brandissent au nez de tout le monde. Surtout des filles, quand elles décident d’être libres alors qu’en fait c’est des meubles.

Okay, c’est salutaire. Derrière les blagues, les références kitsch et les fusillades ramollos, on entend le discours du cinéaste, et on ne peut que le rejoindre : “Laissez les meufs tranquilles, bande de frustrés de la bite”. Facile. Mais c’est tellement lourd, qu’on ne peut pas s’empêcher de penser à Syngué Sabour, Wadjda ou même Jacky, qui dans leurs styles uniques, disaient la même chose en mille fois plus fort, percutant ou drôle.

Ici, personne ne percute. Surtout pas le héros, charismatique comme une poignée de porte, qui donne des leçons d’humanisme avant d’assassiner les méchants de sang-froid. Incarné par un acteur sans saveur, ce personnage jamais vraiment principal achève de percer le plafond du ridicule quand il drague son amoureuse en papillonnant des paupières, excité comme une pucelle devant un champ de navets.

Et on arrive vraiment pas à comprendre ce qu’elle lui trouve, Golshifteh Farahani, car au milieu de toute cette médiocrité, la future actrice que tout le monde s’arrache continue d’être excellente. Mais il faut reconnaître que son visage prend tellement bien la lumière, qu’il ne lui faut pas grand chose pour être hypnotisante.

S’il y a une seule raison de voir ce film, c’est pour la voir jouer du hang au milieu d’un paysage sublime avec un chapka sur la tête.

En Bref : Il ne faut pas aller voir My Sweet Pepper Land. Ceux qui le comparent à Tarantino ou Leone ont dû voir le film à travers une passoire. C’est un western terne, où des santiags sans swag jouent des muscles et de la moustache comme dans n’importe quel autre nanard à l’américaine.

Mais c’est quand même cool de voir le Kurdistan sur un écran : des montagnes sombres et sauvages ou les gens sont des Iraniens-Turcs habillés en Russes. Dommage qu’ils traitent les femmes comme des Saoudiens.

4 thoughts on “My Sweet Pepper Land. Kuuuurde boy.

  1. Ta critique est à chier :) Tu es aussi ridicule que le texte que tu as écris.
    My Sweet Pepperland est un très très bon film qui met en scène des réalités telles les conflits avec les guerilleros, le système féodal et des tribus qui envahi l’envie de liberté et de modernité. La liberation de la femme et actes de bravoures et de résistance face au système imposé sont dans le coeur de ce Western comique du Moyen-Orient. Un film à voir absolument ;)

    • Ce n’est vraiment pas un très gentil commentaire ! Ton commentaire n’est pas très gentil !

    • Salut Dersim ! Ton commentaire est élégant :-) Tu es aussi élégant que ce que tu as écris.
      Mais tu défend mal ton point de vue : oui, effectivement, My Sweet Pepper Land met en scène des réalités, et s’engage fortement pour la liberté de la femme. Mais le réalisme et les bons sentiments ne sont pas les ingrédients que je cherche au cinéma, surtout s’ils sont servis par une mise en scène aussi plate, des dialogues aussi mauvais et une direction d’acteur aussi épouvantable.
      Je le répète, mais le héros sans charisme qui tue froidement le méchant, avant d’ajouter “je ne négocie pas”, dans un premier degré absolu, c’est l’acme du ridicule, dans un film qui flirte souvent avec.
      <3

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