Maps to the stars. Happy Fous.

maps-to-the-stars-img04

Faut-il aller voir Maps to the stars ?

C’est l’histoire d’une famille dysfonctionnelle qui s’appelle Hollywood. C’est l’histoire des enfants fous, de l’argent roi et la même chose dans l’autre sens. C’est l’histoire d’un inceste, d’un incendie, de la violence et de la folie. C’est l’histoire de nous, puissance mille. C’est l’histoire des happy few, les dessous des tapis rouges et les coulisses des siphonés du trombonne.

Youhou, je peux écrire n’importe quoi, parce que de toute façon c’est n’importe quoi. Ces derniers temps, Cronenberg avait disséqué la violence, étudié un peu de russe et lu pas mal de psychologie, alors il en a eu marre, et il a décidé de faire une comédie punk sur le star-system.

Et ça a beau être aussi barré, expérimental et radical que d’habitude, c’est bien la première fois qu’on comprend le message sans faire d’effort. Probablement parce qu’il est un peu naïf, voir ultra-convenu : “le système d’holywood c’est des cons wesh, et les stars c’est des égocentriques”. Sans dec’ David ? Toi aussi t’as vu Celebrity, Sunset Bouelvard ou l’un des quarante-cinq autres films sur le sujet ?

Dans des scènes un peu répétitives, Julianne Moore se couvre de ridicule en jouant une actrice pathétique. C’est bien joué et vaguement drôle, mais derrière le format intello, il n’y a guère plus que les grosses ficelles d’une comédie facile et grassouillette. Il en va de même pour le personnage de John Cusack, gourou vénal et obsessionnel qui rappelle un peu le Tom Cruise de Magnolia en mille fois moins bien.

Donc c’est pourri ? Cronenberg a mangé Jude Appatow ?

Non, heureusement. Il l’a digéré. Le film est sauvé par les deux personnages les plus jeunes. Complètement flingués par le système, il leur reste pourtant encore assez d’humanité pour se rendre compte qu’ils sont cintrés. Dans le rôle principal, Mia Warsikowska impose une véritable douceur à son personnage, schizophrène imprévisible, qui tente de sauver le monde en faisant cramer ses proches.

Aux deux tiers, il y a presque de la tendresse, et donc de l’émotion, entre le frère et sa soeur. Mais David a décidé qu’il ne sauverait personne, donc le film part en fumée, dans un final trop grandiloquent pour être honnête.

En Bref : Il faut aller voir Maps to the stars. Parce qu’il y a de la force, des sacrés acteurs et parce que le plus mauvais film de Cronenberg est toujours plus intéressants que le meilleur de Guy Ritchie. L’humour y est allègrement grinçant et la folie plutôt douce.

Mais tout de même, à force de nous dire que ses personnages sont tous des psychopathes, sans vraiment chercher à les sauver, le réalisateur prend le risque de perdre son spectateur : “Puisqu’ils sont tous abjects, qu’ils brûlent”.

On en a pas grand chose à foutre.

One thought on “Maps to the stars. Happy Fous.

  1. “le plus mauvais film de Cronenberg est toujours plus intéressants que le meilleur de Guy Ritchie. ” alors là tu m’as bien fait marrer !!!
    En plus tu fais des fautes de merde et je peux m’identifier c’est bonnard !

Comments are closed.