Cold in july. Mulet aux prunes.

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Faut-il aller voir Cold in july ?

D’abord j’ai un petit message pour Jim Mickle, le réalisateur de ce thriller sans prétention :

Va te faire enculer Jim.

Qu’est-ce que t’as cru ? Que le cinéma, c’était comme la cuisine ? T’étais devant ta poelle et tu t’es dit qu’on pouvait se faire un petit hot-dog bien gras dégueulasse, parce qu’après tout, on s’en remettrait, parce que ça fait du bien de se faire du mal, et puis tout le monde ne peut pas être Alain Ducasse pas vrai ?

Tu t’es dit merde, on peut rigoler ! On n’a qu’à faire une coupe mulet à Dexter, une moustache poisseuse, et on lui colle deux buddies amorphes pour aller flinguer des tanches. Le scénario ? S’en branle. On mettra du sang partout, le vent fera office de dialogue et on filmera tout ça comme ça. Parce que c’est là. On appuiera sur rec. Comme au mariage de tonton.

Après tout, qu’est-ce qui marche Jimmy ? Michael Bay, Christian Clavier ou ce fils de pute de Guy Ritchie. Des mecs qui font du fric, et qui remplissent les salles. Pourquoi t’y aurais pas le droit toi aussi ? En cherchant un peu, on trouvera même des critiques pour aimer ta bouse. Suffit de bien les ferrer : un peu de musique eighties, Sam Shepard sous prozac et des néons dans le décor. Paf. Ton nanard devient “délicieusement vintage”. Le Monde te compare à Sam Pecknipah. Après tout, une carte de presse, ça peut aussi servir à tracer des lignes blanches sur une table basse.

Bref, une daube. Pas la première. Ni la dernière. Et on pourrait très bien se contenter de hausser les épaules, comme lorsqu’on sort du KFC de Boulogne. C’est pas grave, si ?

Ben si Jimmy.

Parce que sur les millions de types qui rêvent de terminer derrière une caméra, t’as eu la chance de réussir. Sur les millions de mecs qui ont des idées, t’as vendu la tienne. Et une fois derrière, c’est tout ce que t’avais à dire : des minables qui tirent sur des rednecks. Et je t’en veux Jim. Parce que t’as pris mon rêve de môme, mes espoirs d’ados et le but de ma vie et tu t’es torché avec.

T’entend ?

Le bruit à ta porte. C’est moi Jim. J’ai amené mon fouet et un tournevis cruciforme. Je sais pas encore ce que je vais te faire avec, mais tu vas pleurer. Tu vas regretter chaque seconde de l’immense navet que tu viens d’offrir à l’histoire merveilleuse du cinéma.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Cold in July. C’est le pire film de 2014. C’est nul.

Et je passerai plus une seule minute de ma vie à perdre du temps sur cette horreur.