Comment le Règne a augmenté sa Street Cred ?

Drogue

Cher journal,

Pour la première fois de sa vie, Le Règne de l’Arbitraire vient d’être invité à une avant-première suivie d’une rencontre avec la réalisatrice comme les grands.

Il y avait plein de blogueurs influents qui se connaissaient tous et qui mâchaient du chouimgom en posant des questions sur les valeurs de plan parce qu’ils z’ont une vraie vision et tout.

Comme je connais les caméras dans la vie, j’ai compris que certains racontaient un peu n’importe quoi, mais c’était quand même très impressionnant. Comme si je faisais partie du sérail.

En vrai c’est pas vrai, j’étais juste invité parce que ma copine Marine travaille dans la grande famille du cinéma. Mais n’empêche, j’étais fier comme un paon sur un longboard.

Par contre, vu que j’ai vraiment aimé le film, je me demande si c’est à cause qu’on nous a offert des bouteilles d’eau à l’entrée et que je me sens redevable vu que j’avais soif. Mais je pense que ça doit être seulement le niveau 1 de la corruption, donc à la limite ça va, par rapport à Ciné-Live (qui est au niveau 8).

En tout cas, j’ai l’impression d’être un adulte. Je m’imaginerais presque dans le studio Guitry, à faire des effets de moustache pendant le Masque et la Plume.

Mais bon, on s’en fout, parce que je serai jamais critique. Les critiques c’est des enculés.

Pourquoi le blog est plus vieux que Jésus ?

Parce que Le Règne de l’Arbitraire est deux jours avant lui, ce qui explique la sagesse profonde qui en émane (prout). Le 23 décembre 2009, ou plutôt, dans la nuit du 22, alors que je ne trouvais pas le sommeil, à cause de l’excitation des cadeaux et du grand vide de l’existence, le Règne a régné pour la première fois. Et l’homme a régné aussi, mais ça c’est Spiderman.

Alors ça fait trois ans qu’il est né, le Règne de l’Arbitraire. Il est content. Cet article sera le 189 ème, ce qui fait environ une moyenne de 5 articles par mois (enfin en tout cas j’ai galéré avec une calculette pour trouver ce chiffre). Ce qui est bien mais pas top.

En revanche, je ne peux plus vous dire d’où vous venez et combien vous êtes parce que j’ai encore changé d’adresse et je comprends rien à la programmation (les premiers lecteurs se rappellent peut-être qu’au départ le Règne c’était un TumblR pourri, alors que maintenant c’est un WordPress pourri, oui madame !).

Bref, de toute façon, la fréquentation du blog n’a jamais trop évoluée. Et puis vous vous en foutez sans doute et moi aussi d’ailleurs.

En tout cas, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et du courage si vous bossez. Et merci à ceux qui viennent.

Hihi.

La bannière topalaclasse

Coucou !

Ça y’est ! Après une semaine de combat acharné contre le côté obscur des internets, la censure globalisée et les formats compliqués de l’image, vous pouvez enfin admirer la nouvelle bannière du site !

Fini le mec mort et son tonneau sur une plage cramoisie. Pris de pitié, mon copain Fluck a décidé d’utiliser son crayon pour faire un dessin vachement coolos de votre serviteur avec une pipe. Voilà. Je suis content.

Et puis comme vous êtes là, c’est forcément que vous êtes en train de rien foutre au boulot, alors faites vous plaisir et allez faire un tour sur son blog, ça sera toujours mieux que d’aller matter des articles de merde sur Vice en vous demandant ce que vous allez faire de votre carrière qui prend l’eau.

Le blog Marre-toi, c’est comme se rouler dans l’herbe tout seul au parc des Batignolles un vendredi après-midi d’après qu’il a plu : c’est bien.

Que faites-vous là ?

Bonjour.

Dans les outils merveilleux de l’internet 2.0, j’ai découvert un truc formidable qui permet de savoir ce que vous tapez sur Google pour arriver jusqu’ici. La première constatation, c’est que l’article sur The Tree of Life me rapporte le plus de clics, très loin devant tout le reste, la deuxième, c’est que le monde est obsédé par la fesse et la dernière, c’est que certain d’entre vous sont complètement tarés.

Pour le reste, lisez vous-mêmes, voici la liste non-exhaustive des recherches qui vous ont menées ici, je n’y ai pas changé une virgule.

1. Les grands sujets

le comique mis en scene au theatre nous permet de nous évader d’un univers trop pesant

la beaute n’est pas propre a la jeunesse ni a la vieillesse

les filles se prostituent en haiti pour manger

célibataire, on s’ennuie. en couple , on a des ennemis :/

c’est pas grave si les ado regarde le film porno

ces hommes qui refusent d’aimer

pourquoi des femmes géniales et des hommes attardés ?

l’arbitraire est il arbitraire ?

pourquoi brandon se branle ?

pour aller a menin il faut passer par ou ?

comment mettre une bite dans le cul ?

2. Les hors-sujets

claire’s les porte cle en singe qu’il boive du coca cola ou mange des frite

pépito c’est un capitaine capitaine d’un navire

peplum gay

clement est extra con est tres moche

tarantino clooney allergique au mouton

vieu coureur cycliste

un jri surdoué 

plan cul bois le roi

micro onde . thor كيفية استعمال

3. Les déviants 

cochon qui se fait couper en deux 

xanax déception amoureuse

vrai vomissement kate winslet

 une femme déguisée en homme et portant une moustache marc dorcel

 robin des bois ridley scott erreur femme chirurgie esthétique 

maladie du crocodile drogue

voir la kuekuette de misse france

quequette sous le jogging

quequette contre quequette

 mecs au slip généreux

4. Les psychopathes

squelette poupee gonflable

mec se fait couper la bite en deux

vieux, gros et laid bande mou sex gratuit

vieillard malsain

porno degueulasse affreux

5. Mes préférés

le regard doux de ma blonde me fait bander

rigolade pornographique

j’ai toujours voulu me raser le crane

deux fille et une garçon se collant

beau garçon qui sent parfum

Corentin Chrétien est une tapette

Dorénavant, j’arrêterai de faire le con avec les mots-clefs.

Peinture fraîche.

Ça y’est, le pirate est parti, mon blog peut retrouver une tête convenable !

C’est tout neuf ici. Ça sent un peu la peinture, ça résonne, mais faites comme chez vous. Pour attirer encore plus de monde que toi et ta mère, j’ai refait la déco. Par exemple il y a enfin un champ de recherche, a priori il marche pas terrible, mais comme ça le mec qui s’appelle Karl va arréter de me persécuter dans les commentaires.

Aussi, j’ai ajouté un joli nuage de mots-clefs. J’aurais préféré qu’il soit en 3D et tout, mais c’est quand même drôlement pratique lorsqu’on veut se concentrer uniquement sur les articles où il y a “coucou” dans les mots-clefs, par exemple.

Surtout, il a fallu trouver une image. Au départ, j’avais mis des poissons, mais c’était vraiment moche. Après j’ai pensé à mettre une gonzesse à poil ou un mec en slip, mais c’était bad taste. Alors finalement j’ai mis une plage dégueu avec un bidon et un mec mort.

Puisque je m’adresse à vous, j’en profite pour vous dire bonjour. C’est sympa de venir. Si vous ne faites pas encore partie du groupe Facebook, je vous invite à le rejoindre. On est bien dedans, il n’y a que des gens gentils et de la bonne musique. Vous pouvez aussi y faire des rencontres et c’est toujours mieux qu’aller pécho des chirurgiens gominés qui trompent leur femme sur Attractive World.

Par ailleurs, aujourd’hui je suis officiellement diplômé et hier soir, j’ai mangé un temaki fraise nutella.

Alors s’il vous plaît, je vous en prie.

Blog moche ?

Les habitués s’en sont rendu compte, mon blog est soudain devenu moche, troquant ses lignes épurées simpliste pour des vieilles couleurs grisâtres et un rangement germanique.

D’abord, ça me permet de vous rappeler qu’il n’y a pas que la forme qui compte, mais aussi les blagues. Et surtout, j’ai dû abandonner mon joli site parce qu’un con de hacker a décidé de le pirater, rendant l’ancienne déco inutilisable (selon les informaticiens qui m’hébergent).

En plus je suis en train de faire l’andouille à Rio de Janeiro, ce qui ne fait qu’ajouter un poids à la masse colossale de mon incompétence informatique.

Mais je me demande quand même quel pirate d’eau douce à rien de mieux à foutre que de s’attaquer au blog ciné le moins lu de France.

Souviens-toi, l’été dernier.

Ceux qui viennent ici souvent s’en sont rendu compte, le Règne de l’Arbitraire a pris des vacances. Trop de travail, pas de temps, mais surtout, un été encore plus pauvre en cinéma qu’une cérémonie des Oscars. Mais si vous avez la gentillesse de me lire, je vous dois bien un petit récapitulatif.

Si jamais vous avez passé l’été dans une cave, voici dans l’ordre, la critique expéditive de ce qui s’est passé au cinéma :
Harry POtter
Harry Potter et les reliques de la mort : partie 2

Inutile de reproduire un coup de gueule déjà vu, j’aime pas les séries. Comme Twilight et autres bouses du genre qui tirent le maximum de fric d’une saga déjà bien rentable. Bref, Harry Potter c’est nul. Les acteurs sont lisses, à commencer par le héros, la musique est violonneuse, les effets spéciaux sont cheaps et les tentatives du réalisateur pour faire un film sombre sont aussi crédibles que BHL en philosophe. Mais à sa décharge, je l’ai vu en VF, ce qui empire le tout.

En Bref : Il fallait pas aller le voir.

Super 8
Super 8

Pas la peine de s’étendre, l’excellente critique de Devech a déjà tout dit. JJ Abrams caricature son maître Spielberg. Dans les bons côtés, il livre un film assez pêchu, avec deux trois bonnes vannes et des scènes spectaculaires. Mais on a l’impression de revenir en arrière quand les héros regardent le ciel avec des étoiles dans les yeux et malgré ses bonnes intentions, le film n’évite pas la guimauve et les sentiments pré-mâchés.

En Bref : Il fallait pas aller le voir, mais ça passait bien avec du pop-corn.
La guerre est déclarée dis-donc !

La guerre est déclarée

L’histoire d’un nouveau-né qui attrape une tumeur avait beaucoup de raisons pour être pathétique et tire-larme. Heureusement, les scénaristes du film jouent leur propre rôle : l’histoire vraie de deux parents qui se battent. En 23 ans de spectatisme, c’est la deuxième fois que j’ai pleuré devant un film (la première fois c’était pendant la mort de Kevin Costner dans Un monde parfait). Malgré tout, le film est léger, brillamment mis en musique et bien interprété. Dommage que l’image soit si cheap et que certains passages frisent l’amateurisme, notamment la fin, un peu naze. On est pas passé loin du grand film.

En Bref : Il fallait aller le voir. En plus la fille s’appelle Juliette.

Présumé COupable
Présumé coupable

L’histoire vraie d’Alain Marécaux. Un huissier de justice tranquille qui s’est retrouvé accusé de viols répétés sur des mineurs dans l’affaire d’Outreau. C’est l’histoire d’une vie brisée, l’histoire d’un système judiciaire malade qui couvre ses propres incompétences par des erreurs graves. Et cette histoire est puissante, terrassante, importante. Pour la mettre en scène, le réalisateur se contente du minimum quitte à être un peu terne. Mais bon, des fantômes en 3D, ça aurait fait désordre.

En Bref : Il fallait aller le voir. Juste pour l’interprétation époustouflante de Philippe Torreton.

Drive

Drive

Tout le monde en parle. La critique saute sur son siège et Ryan Gosling fait tripper les gonzesses. Réalisateur talentueux, Nicolas Winding Refn fait des plans hyper travaillés sur de la musique chébran. Des filles se font exploser le crâne au ralenti, le héros porte un cuir avec un scorpion dessus et les dialogues sont entrecoupés de silences pesants. On peut trouver ça furieusement moderne. On peut aussi penser que le réalisateur se la raconte un peu, que les acteurs sont amorphes et que les gerbes de sang à répétition exhalent des vieux relents de fascisme. Moi je me suis emmerdé.

En Bref : Il fallait pas aller le voir. Mais quelque part entre Terrence Malick et Quentin Tarantino, il y a tout de même de belles trouvailles.

The Artist

The Artist

Après Drive, c’est l’autre film dont tout le monde parle. Encore une fois, le buzz est un peu trop bruyant, mais il faut reconnaître que le réalisateur est courageux. A l’époque de la 3D clinquante panoramique, il sort un film muet en noir et blanc. Marrant mais pas transcendant, Jean Dujardin prouve qu’il a vraiment une gueule d’acteur américain. On rigole peu mais on sourit souvent et le film se clôture sur une scène de claquette mémorable. Dommage que le réalisateur s’obstine a faire durer les passages mélodramatiques sans jamais savoir s’il fait une comédie old-school, une parodie potache ou une vraie tragédie.

En Bref : Il fallait aller le voir. Parce que c’est le seul film muet que vous verrez cette année et parce que le réalisateur prouve qu’on n’a pas besoin de millions de dollars pour raconter une belle histoire.

Sinon, le film de l’été, vous l’aurez compris, il est juste en dessous.

Le pire film du monde ?

Il y a une semaine, Sucker Punch se voyait décerner ici le titre de “Pire film du monde”. Critiquée, cette palme vous a fait réagir dans les commentaires et sur Twitter. Finalement, vous êtes plus enthousiastes pour jeter des cailloux que pour lancer des fleurs, ce qui est rassurant sur la nature humaine. Amen.

Grâce à vos contributions, nous avons pu tresser une esquisse de réponse à la question qui habite secrètement chaque cinéphile :

Mais quel est donc le pire film du monde ?

The Room : Mélodrame débile proposé par @CamRichRich, et “Best movie of the year” selon lui-même…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=yCj8sPCWfUw[/youtube]

Le dernier des templier : Heroïc Fantasy bad taste proposé par @Nyv_ avec une sorcière bien badante et des zombies cheapos.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iqOMfMamT7s[/youtube]

Reign in Darkness : Kung-fu affreux proposé par Tanguy, avec encore des zombies, une image bien laide et une jaquette DVD annonçant être « à mi-chemin entre Blade et Matrix ».

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=cjMlIQTFhXQ[/youtube]

For your height only : trouvaille magnifique de Baptiste, qui clôt un peu le débat.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=M5KeUMxyAwM[/youtube]

Sucker Punch : je maintiens, Sucker Punch est un nanard stratosphérique.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mHHJVDSRn08&feature=fvst[/youtube]

En Bonus : Un film qui pourrait ravir la palme, mais il ne sort qu’en DVD donc ça compte pas (via @Nyv)

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5qu4wQwc6QU[/youtube]

Indien à plume

D’Inde et marron, c’est ainsi que je devrais revenir le 18 mars. Jusque là, je pars faire l’andouille à New Delhi. Pas de publication donc.

Si je vois un film Bollywood coolos, je vous en dirai des nouvelles. Mais a priori, Bollywood c’est à Bombay. Et en plus Bombay s’appelle Mumbaï. Autant dire que c’est pas gagné.

En attendant, je vous conseille d’arrêter d’aller au cinéma. On n’est jamais trop prudent.

Manifeste des droits et des devoirs du critique de cinéma

Les droits du critique :

  1. Se tromper (avec modération)
  2. N’être d’accord avec personne
  3. Être arbitraire
  4. Être méchant
  5. Être indécis
  6. Ne pas aimer Lars Von Trier, et Michael Haneke, les Palmes d’Or en général

Les devoirs du critique :

  1. Reconnaître ses erreurs
  2. Aller au cinéma pour les autres
  3. Ne jamais céder aux dogmes
  4. Défendre son point de vue
  5. Accepter la critique
  6. Ne jamais aimer ou détester un film a priori

Je suis ouvert aux propositions pour allonger la déclaration. Mais si c’est pour me dire qu’Antichrist, c’était hyper profond, passez votre chemin.