Ugly. Ordures et ménagères.

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Faut-il aller voir Ugly ?

Salut c’est le Règne de l’Arbitraire ! Tu sais, le blog qui publiait une fois par semaine dans les années 90 ? Et ben je reviens, pour un dernier tour de piste avant d’aller vivre en banlieue avec Hélène et les garçons et le créateur des sweats Waïkiki et les mini-keums, oh-oh !

Respire.

Le film n’étant plus à l’affiche, rien ne sert de courir. Mais puisque vous ne l’avez sûrement pas vu, il est tout de même important de savoir ce que vous avez raté.

C’est l’histoire des enculés. On y apprend qu’ils sont nombreux, protéiformes, omniprésents et vraiment dégueulasses. Noir jusqu’aux racines de la moustache, Ugly nous plonge dans un monde où les mamans biberonnent, les amis trahissent et les amantes michetonnent sur des pavés qui glissent. Guère mieux que les autres, les pères se perdent, les flics filoutent et les pédophiles filent. C’est très compliqué.

Moins que Gangs of Wasseypur quand même. Le précédent film du réalisateur avait beau raconter les gangs indiens avec élégance, il était quand même dominé par l’ennui et la confusion. Ugly n’échappe pas à l’intrigue un peu complexe, et on finit par en avoir un peu marre de trouver des tiroirs dans les tiroirs.

Mais on s’en fout un peu. Le premier but du film, c’est de frapper fort, avec la pointe du pied, en visant les couilles. Et ça fait super mal. Parce qu’il y a un truc fondamentalement affreux dans le fond de cette histoire, mais surtout parce que la mise en scène nous pète les genoux d’entrée de jeu : une femme blafarde, un verre vide… BAM du Death Metal.

Saturé d’idées, de style et d’audace, le film prouve ce qu’on commençait à voir venir de l’Est : lorsque Bollywood arrête de danser, il ne reste pas que de la poussière en suspension, mais le potentiel pour faire un putain de cinéma.

Sur cette métaphore graisseuse, je vous salue bien bas et je vais m’enfoncer la tête dans le mur.

En Bref : Il faut aller voir Ugly. Enfin, il aurait fallu le voir il y a trois semaines, avant qu’il quitte les salles pour toujours. Parce que c’est puissant, barré et signé par un réalisateur debout sur son tabouret.

Bien-sûr, vous ne sortirez pas du film en dansant la carmagnole. Mais peut-on vraiment être heureux, dans un monde ou l’Allemagne gagne au Brésil ?

Wadjda. A voile et à peur.

Wadjda

Faut-il aller voir Wadjda ?

Wadjda est une petite fille dans un pays sans petites filles. C’est l’Arabie Saoudite. Quand elle sera grande, elle pourra faire la cuisine et des enfants. Mais Wadjda préférerait faire du vélo.

Après l’excellent Syngué Sabour, les pays enfoncés dans l’islam radical font à nouveau entendre leur voix. Une voix féminine, paradoxalement. On peut en déduire deux interprétations : ces territoires sont si reculés qu’ils n’ont pas encore découvert l’appartenance des femmes à la race humaine, et ils commencent très lentement à s’ouvrir et à raconter des histoires.

Forcément, toute la critique parisienne ressent des spasmes de joie devant un film pareil. Les journaux de gauche sont contents parce qu’il y a du sable et les canards de droite peuvent à la fois prouver qu’ils sont des humanistes et continuer de vendre leur came flippante.

Et au risque de décevoir nos amis les cyniques, on est obligé d’être un peu impressionné par la meuf : faire un long-métrage dans un pays où il n’y a pas de cinéma, en dirigeant son équipe d’hommes en étant elle-même cachée dans une camionnette, où à tout les coups, il faisait chaud ; on est obligé de respecter.

Au-delà de ça, Wadjda dépasse son statut étouffant de « premier film saoudien réalisé par une femme ». Souvent, quand un pays s’ouvre au cinoche, c’est parce qu’un naze avec une caméra DV a filmé ses potes qui parlent politique en fumant des clopes dans un cinéma porno. C’est à chier, mais Les Inrocks adorent et on reste là. Mais cette fois il y’a une vraie réalisation et un scénario plutôt fin.

Loin d’un plaidoyer classique et trop évident sur l’apartheid imposé aux femmes saoudiennes, Haïfa al Mansour raconte une histoire assez lumineuse, non dénuée d’humour et plus portée sur l’ironie mordante que le pensum lourdaud. Derrière les blagues et les jeux d’enfants, le portrait perturbant d’une société masochiste où les hommes sont des mômes et où les femmes sont parfois les artisanes du système qui les oppresse.

Malheureusement, malgré de vraies intentions de réalisation, le film manque un peu de rythme et de poésie pour émouvoir au-delà du tableau réaliste. La faute à un scénario pas hyper captivant, mais surtout à une jeune actrice un peu moyenne.

En même temps, diriger des comédiens à travers les vitres teintées d’une camionnette, ça favorise peut-être la confusion.

En Bref : Il faut aller voir Wadjda. Pas seulement pour jouer les soldats de l’art libre en gobant des crevettes dans un vernissage du 6e. Il faut d’abord y aller pour voir un pays où les caméras rentrent au compte-goutte, il faut y aller pour cette histoire touchante et pour la finesse du propos, qui n’ôte rien à sa puissance.

Mais pour voir le même sujet avec moins de réalisme et plus de cinéma, préférez Syngué Sabour.

Au-delà des collines. Trop bonne, trop nonne.

Faut-il aller voir Au-delà des Collines ?

L’image crypto-lesbienne au-dessus et les mots-clefs en dessous sont ce que j’ai trouvé de mieux pour vous attirer. Mais soyons francs d’entrée, pour ne pas tromper le lecteur :

C’est l’histoire d’un couvent orthodoxe sur une montagne en Roumanie. Le film est en VO, il dure deux heures trente. Il a gagné le prix d’interprétation féminine et le prix du meilleur scénario à Cannes.

Voilà. Nous ne sommes probablement plus que trois (Bonjour maman ! Bonjour papa ! Tiens, bonjour Tonton, c’est sympa d’être resté auss… ah bah non paf il est parti. Vaut mieux en même temps, les religions vont encore se faire dézinguer par ici).

Donc oui. On s’emmerde un peu dans Au-delà des collines. Les évènements se répètent dans une boucle oppressante en accélérant jusqu’au troublant dénouement. Le message, lui-aussi, est asséné au marteau-pilon : « Il faut vraiment être con pour croire en Dieu ».

Ma famille étant partagée entre un troupeau de fidèles et une horde de hussards, je suis perplexe. Certes la bêtise profonde des bigots du film donne envie de taper le pope, mais on ne peut s’empêcher de trouver le tout furieusement réducteur, et aussi manichéen que la Bible ou le Coran.

Malgré tout, il y a de la vérité dans cette histoire inspirée d’un fait-divers glauque. Et bien souvent, le réalisateur réussit à nous faire enrager devant ces nonnes chez qui la foi se substitue directement à la raison et l’intelligence. Le « malin » qu’elles semblent voir partout, pourrait aussi s’appeler la liberté, et en l’occurence, celle d’aimer.

En ces temps de débat acharnés, où une partie de la France est décidée à se mobiliser pour empêcher une minorité d’avoir les mêmes droits qu’eux, le film apporte un point de vue explosif et rageur sur les dogmes et leurs brebis.

Mais deux heures trente pour apprendre que les intégristes sont des andouilles, c’était pas forcément nécessaire.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Au-delà des collines. Le message du film est percutant et salutaire, mais asséné trop lourdement pour toucher. Dommage, car les plans-séquences sont très bien construits, malgré l’austérité générale.

Aux athés intégristes qui me lisent, je n’ai pas perdu mon esprit critique, mais j’ai bien connu une nonne. Et elle était très loin d’être conne.

Argo. Film familier.

Faut-il aller voir Argo ?

C’est l’Iran. 1979. Il n’y a pas trop de hippies, mais pas mal de barbes. Elles sont fâchés, parce que les Etats-Unis protègent leur ancien dictateur, qui s’appelle le Sha. Et quand le Sha n’est pas là, les américains dérouillent. Pour récupérer les employés de l’ambassade sans les morceaux, la CIA envoie Ben Affleck avec sa barbe et son couteau. Autant dire que c’est pas gagné.

C’est rigolo quand même : pour son troisième film, Ben Affleck se donne le rôle d’un mec qui fait semblant de réaliser un film. C’est vrai que si ses deux premiers tours derrière la caméra étaient plutôt honnêtes, c’était plus pour leur scénario que pour leur mise en scène.

Pendant deux heures assez courtes, l’acteur-réalisateur ne révolutionne toujours pas son style très sobre. Et c’est tant mieux, car l’histoire en elle-même ne manque jamais d’intensité. Assez brillant, le scénario de ce thriller-comédie réussit à passer du rire au armes sans jamais faire de fausses notes. On ne s’ennuie pas, on crispe un peu nos mains sur les accoudoirs et on reste effaré devant cette histoire aussi véridique qu’elle est ubuesque.

C’est fluide, trop même, et sans révéler l’histoire, on peut tout de même regretter que son déroulement manque d’anicroches. Surtout, on peut être légitimement déçu par le faible recul politique du film.

En ces temps où certains hommes politiques n’hésitent pas à repeindre le monde en noir et blanc, gracieusement aidés par des journaux racoleurs, parler de l’islam et de l’Iran demande un peu d’intelligence et d’analyse. Passé une explication succinte, on sort du film assez persuadé que le gentil américain a combattu les vilains barbus fous.

Alors oui, les barbus fous sont des cons. Mais pour être précis, il ne faut pas oublier de dire que les gentils américains leur ont tracé une autoroute en maintenant un dictateur sanguinaire à la tête de l’Iran pour garder la main sur la pompe à essence pendant que la famine asservissait le pays.

Fiou. C’est vrai que ça flingue un peu l’ambiance. J’imagine que c’était ça ou les oscars. Ça sera les oscars.

En Bref : Il faut aller voir Argo. Parce qu’on ne va pas faire les fines bouches et c’est quand même un thriller intense, rapide et prenant d’un bout à l’autre. La réal est toujours un peu terne, mais les acteurs, les dialogues et les nombreuses blagues sont bien au-dessus de ce qui se fait aujourd’hui à Hollywood.

Dommage que le film n’ajoute pas l’intelligence au talent, c’est souvent ce qui manque aux génies.

La bannière topalaclasse

Coucou !

Ça y’est ! Après une semaine de combat acharné contre le côté obscur des internets, la censure globalisée et les formats compliqués de l’image, vous pouvez enfin admirer la nouvelle bannière du site !

Fini le mec mort et son tonneau sur une plage cramoisie. Pris de pitié, mon copain Fluck a décidé d’utiliser son crayon pour faire un dessin vachement coolos de votre serviteur avec une pipe. Voilà. Je suis content.

Et puis comme vous êtes là, c’est forcément que vous êtes en train de rien foutre au boulot, alors faites vous plaisir et allez faire un tour sur son blog, ça sera toujours mieux que d’aller matter des articles de merde sur Vice en vous demandant ce que vous allez faire de votre carrière qui prend l’eau.

Le blog Marre-toi, c’est comme se rouler dans l’herbe tout seul au parc des Batignolles un vendredi après-midi d’après qu’il a plu : c’est bien.

Que faites-vous là ?

Bonjour.

Dans les outils merveilleux de l’internet 2.0, j’ai découvert un truc formidable qui permet de savoir ce que vous tapez sur Google pour arriver jusqu’ici. La première constatation, c’est que l’article sur The Tree of Life me rapporte le plus de clics, très loin devant tout le reste, la deuxième, c’est que le monde est obsédé par la fesse et la dernière, c’est que certain d’entre vous sont complètement tarés.

Pour le reste, lisez vous-mêmes, voici la liste non-exhaustive des recherches qui vous ont menées ici, je n’y ai pas changé une virgule.

1. Les grands sujets

le comique mis en scene au theatre nous permet de nous évader d’un univers trop pesant

la beaute n’est pas propre a la jeunesse ni a la vieillesse

les filles se prostituent en haiti pour manger

célibataire, on s’ennuie. en couple , on a des ennemis :/

c’est pas grave si les ado regarde le film porno

ces hommes qui refusent d’aimer

pourquoi des femmes géniales et des hommes attardés ?

l’arbitraire est il arbitraire ?

pourquoi brandon se branle ?

pour aller a menin il faut passer par ou ?

comment mettre une bite dans le cul ?

2. Les hors-sujets

claire’s les porte cle en singe qu’il boive du coca cola ou mange des frite

pépito c’est un capitaine capitaine d’un navire

peplum gay

clement est extra con est tres moche

tarantino clooney allergique au mouton

vieu coureur cycliste

un jri surdoué 

plan cul bois le roi

micro onde . thor كيفية استعمال

3. Les déviants 

cochon qui se fait couper en deux 

xanax déception amoureuse

vrai vomissement kate winslet

 une femme déguisée en homme et portant une moustache marc dorcel

 robin des bois ridley scott erreur femme chirurgie esthétique 

maladie du crocodile drogue

voir la kuekuette de misse france

quequette sous le jogging

quequette contre quequette

 mecs au slip généreux

4. Les psychopathes

squelette poupee gonflable

mec se fait couper la bite en deux

vieux, gros et laid bande mou sex gratuit

vieillard malsain

porno degueulasse affreux

5. Mes préférés

le regard doux de ma blonde me fait bander

rigolade pornographique

j’ai toujours voulu me raser le crane

deux fille et une garçon se collant

beau garçon qui sent parfum

Corentin Chrétien est une tapette

Dorénavant, j’arrêterai de faire le con avec les mots-clefs.

Gangs of Wasseypur Part 1. Stache Capone.

Faut-il aller voir Gangs of Wasseypur Part 1 ?

Dans le quartier de Wasseypur, deux communautés musulmanes s’en mettent plein la gueule sous prétexte qu’elles ont plus ou moins la même religion. Mais au fond de ce conflit il y a une histoire de vengeance, de haine et de coupe de cheveux. C’est très compliqué.

La dernière fois que j’ai tenté de regarder un film indien, j’ai dû m’arrêter pour éviter la crise d’epilepsie, et sur un autre blog je me suis fait déglinguer pour cause d’ethnocentrisme pourrave. « Va chier », leur répondis-je. Le cinéma américain est con, le français est prétentieux, le russe est bourré. Je vois pas de quel droit on pourrait pas se foutre des indiens.

Merde.

Et pourtant, la guimauve bollywoodienne ne dégouline pas trop sur cette saga vengeresse. Lecture scorcesienne de la mafia indienne, ce (très) long-métrage ressemble plus à Hollywood qu’à son équivalent local. Certes, on se tape quelques rencontres romantiques et viriles au ralenti sur fond de musique criarde, mais le tout est enveloppé d’un second degré plutôt sympa.

Malheureusement, le film n’échappe pas à la malédiction des films-fleuves : les films-fleuves, c’est pourri. Comme à chaque fois, on saute deux générations en dix minutes, et la plupart des scènes sont pliées en deux phrases et trois plans. Résultat, on a l’impression de mater le zapping dans un hôtel de Mumbaï, on s’emmerde pas mal et on ne bitte pas grand-chose à l’histoire.

Rapidement, on se désintéresse des héros (particulièrement misogynes et antipathiques par ailleurs) et on finit par s’égarer entre les moustaches, quand on ne commence pas carrément à somnoler devant la multiplication des intrigues.

Et pourtant, certaines scènes sont impressionantes de maîtrise, du plan-séquence initial au meurtre final, le réalisateur livre quelques jolis morceaux de bravoures, d’autant plus chouettes qu’ils surgissent dans un univers cinématographique qui ne franchit pas souvent nos frontières. De là à s’envoyer la « Part 2″ à l’automne, faudra vraiment être en recherche d’un endroit climatisé pour passer l’aprèm.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Gangs of Wasseypur. Le film est sympa, assez inhabituel et pas trop mal filmé, juste assez pour faire tripper Cannes et nos amis les critiques.

En vrai, si on enlève le filtre du dépaysement, on se retrouve devant une énième redite du Parrain et des Affranchis, trop foutraque et mal montée pour nous empêcher de bâiller pendant les deux longues heures de projection.

Dommage, car les acteurs sont bien dirigés, et leur dialogues plutôt bien goupillés.

Abraham Lincoln : Chasseur de vampires. Prési-dents.

Faut-il aller voir Abraham Lincoln : Chasseur de vampires ?

Dans la vie, les films se classent en trois catégories : ceux qui ont une idée, ceux qui ont une histoire et ceux qui ont un titre. Abraham… appartient exclusivement à la dernière catégorie. Méprisée par les Castrés du cinéma, cette basse-classe regorge pourtant de séries B coolos (Des serpents dans l’avion, Kill Bill, Cow-Boys versus Aliens, Les clefs de Bagnole…)

Mais on s’en fout. Le film.

Un titre donc, et pas de scénario. Une simple suite de prétextes incohérents pour faire des scènes d’action top déglingue avec des effets en 3D, des gerbes de sang et Abraham Lincoln avec une hache. C’est chouette. Et même plutôt joli, comme lorsque le héros poursuit un méchant au milieu d’un troupeau de chevaux fous dans le soleil couchant.

Pour une fois, la 3D sert à autre chose qu’à nous griller la rétine : les vampires sautent dans l’image, on se prend des coups de fouets au ralenti et des têtes coupées en pleine poire. Certes, on a plus l’impression d’être au Futuroscope qu’au cinéma, mais après tout, parfois, c’est mieux.

On rigole bien pendant la première moitié, et puis tout s’écroule : soudain, le réalisateur avec son nom chelou arrête de faire du fun pour s’essayer au cinéma. Les héros dialoguent en essayant de croire à leurs répliques, le cinéaste tente vainement de nous émouvoir et tout le monde fait semblant de prétendre qu’il y a un scénario derrière tout ça.

Bim. L’effet douche tout le monde. Comme devant un édito d’Arianne Massenet, les spectateurs, désorientés, ne savent plus s’ils doivent rire ou éteindre la télé. Mais l’écran du méga CGR de Tarbes ne s’éteint pas et j’ai souffert pendant une demi-heure.

En Bref : Il ne faut pas aller voir Abraham Lincoln : Chasseur de vampires. Ça commence bien fun, c’est joliment réalisé, mais un film avec un tel nom à la con n’a pas le droit de se prendre au sérieux.

Ça serait comme voir un ancien Mister Univers jouer les machines à tuer pendant 15 ans avant de se présenter pour devenir gouverneur de Californie : absurde.

Oui oui, cet article a été écrit en 2004.

Peinture fraîche.

Ça y’est, le pirate est parti, mon blog peut retrouver une tête convenable !

C’est tout neuf ici. Ça sent un peu la peinture, ça résonne, mais faites comme chez vous. Pour attirer encore plus de monde que toi et ta mère, j’ai refait la déco. Par exemple il y a enfin un champ de recherche, a priori il marche pas terrible, mais comme ça le mec qui s’appelle Karl va arréter de me persécuter dans les commentaires.

Aussi, j’ai ajouté un joli nuage de mots-clefs. J’aurais préféré qu’il soit en 3D et tout, mais c’est quand même drôlement pratique lorsqu’on veut se concentrer uniquement sur les articles où il y a « coucou » dans les mots-clefs, par exemple.

Surtout, il a fallu trouver une image. Au départ, j’avais mis des poissons, mais c’était vraiment moche. Après j’ai pensé à mettre une gonzesse à poil ou un mec en slip, mais c’était bad taste. Alors finalement j’ai mis une plage dégueu avec un bidon et un mec mort.

Puisque je m’adresse à vous, j’en profite pour vous dire bonjour. C’est sympa de venir. Si vous ne faites pas encore partie du groupe Facebook, je vous invite à le rejoindre. On est bien dedans, il n’y a que des gens gentils et de la bonne musique. Vous pouvez aussi y faire des rencontres et c’est toujours mieux qu’aller pécho des chirurgiens gominés qui trompent leur femme sur Attractive World.

Par ailleurs, aujourd’hui je suis officiellement diplômé et hier soir, j’ai mangé un temaki fraise nutella.

Alors s’il vous plaît, je vous en prie.

M:I 4. Te frotte pas au Cruise.

Grimpe Tom

Faut-il aller voir Mission : Impossible – Protocole fantôme ?

J’ai déjà tartiné pas mal sur l’intérêt des suites interminables pondues par Hollywood où les dollars sont la principale motivation. La différence, c’est que d’habitude c’est le quatrième épisode qui plombe une bonne série. Mais dans le cas de Mission : Impossible 4 c’est pire : le premier était pas terrible et les deux suivants étaient dejà nazes…

Oui mais. Aux commandes du dernier opus, on trouve Brad Bird, un mec venu des images de synthèse de chez Pixar, responsable des excellents Indestructibles. Il y avait donc moyen d’espérer.

Autant le dire d’emblée aux intellos qui se sont égarés ici : pas la peine d’emmener son cerveau dans la salle, on va voir Mission : Impossible pour des cascades impressionnantes, des scènes d’infiltration palpitantes et des histoires d’espions à retournements multiples. Des le début, force est de constater que le film remplit les deux premières conditions.

Malgré sa cinquantaine bien tassée, Tom Cruise continue de bondir partout comme un dingue. Le Kremlin explose et les personnages fourmillent de gadgets coolos. Pour une fois, Brad Bird assume complètement le côté irréaliste de l’entreprise. Tom Cruise n’est plus un agent doué, mais un super-héros sans pouvoir, avec une chouette capuche, et le personnage fonctionne nickel.

Malgré ses origines synthétique, le réalisateur à me bon goût d’éviter les images artificielles criardes pour mettre l’accent sur les jeux de mise en scène, les cascades à l’ancienne et les bons vieux combats chorégraphiés. C’est cool. On s’accroche à son siège, et les scènes d’actions sont peuplées de dialogues marrants et pas mal interprétés.

Évidemment, le reste du scénario est un peu laissé pour compte. On fait un joli tour du monde dans des endroits sympas, mais on se tape encore la ritournelle du vilain russe qui veut atomiser la planète avec des ogives et franchement, ça fait quarante fois qu’on nous la fait.

Mais c’est pas grave, y’a des voitures.

En Bref : Il faut aller voir Mission : Impossible – Protocole fantôme. Pour rigoler, se distraire bêtement et tripper devant les scènes d’action qui défient les lois de pesanteur. Et parce qu’il faut du courage pour placer un tiret ET deux points dans un même titre de film.

Oui, vous n’allez pas choper de migraine, mais à côté du Havre de Kaurismaki, MI 4 est largement le conte de Noël débile que je préfère !

Et si vous n’avez pas compris le jeu de mot du titre, c’est parce que vous écoutez pas assez Stupeflip. Et ça, c’est pas bien.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=v7gfDP2bGR8[/youtube]