La bannière topalaclasse

Coucou !

Ça y’est ! Après une semaine de combat acharné contre le côté obscur des internets, la censure globalisée et les formats compliqués de l’image, vous pouvez enfin admirer la nouvelle bannière du site !

Fini le mec mort et son tonneau sur une plage cramoisie. Pris de pitié, mon copain Fluck a décidé d’utiliser son crayon pour faire un dessin vachement coolos de votre serviteur avec une pipe. Voilà. Je suis content.

Et puis comme vous êtes là, c’est forcément que vous êtes en train de rien foutre au boulot, alors faites vous plaisir et allez faire un tour sur son blog, ça sera toujours mieux que d’aller matter des articles de merde sur Vice en vous demandant ce que vous allez faire de votre carrière qui prend l’eau.

Le blog Marre-toi, c’est comme se rouler dans l’herbe tout seul au parc des Batignolles un vendredi après-midi d’après qu’il a plu : c’est bien.

David et madame Hansen. De la Kaamelott ?

Faut-il aller voir David et madame Hansen ?

D’abord, je suis content qu’on parle d’Alexandre Astier ici. Quoi qu’il fasse dans le futur, même s’il se fourvoie dans la drogue, le cinéma français ou la world music, le scénariste/réalisateur/acteur/compositeur aura éternellement droit à notre respect le plus noble, parce qu’il a fait ça. Et c’était vraiment bien.

Heureusement, il n’a pas eu la mauvaise idée d’adapter sa géniale série médiévale au cinéma. On avait déjà tout vu, et puis les plans fixes pendant une heure, c’est relou. Alors :

C’est l’histoire d’une vieille riche un peu folle qui coule des jours pareils dans un hôpital psychiatrique. Un jour, un infirmier spécialisé est chargé de la promener en ville pour lui faire acheter des chaussures. Mais rien de ce qui est prévu ne va se passer comme prévu.

A force de voir des films, on est obligé de devenir un peu snob. Même en luttant, on finit par dire souvent que les films sont “trop classiques”. Et ils le sont, nanards hollywoodiens, films intellos prétentieux ou comédies françaises de merde, il est très difficile de renouveller les genres sans faire n’importe quoi. Et à force, je pense que je pardonnerai beaucoup à un film imparfait qui se donne la peine de sortir des clichetons pour étonner son spectateur.

Justement, David et Madame Hansen a quelques trucs à se faire pardonner. En premier lieu, un scénario un peu incohérent où les enjeux sont assez mal amenés et où l’on passe un peu son temps à se demander pourquoi l’infirmier ne se contente pas de ramener la folle à l’hosto. Ajoutons-y un rebondissement final prévisible, un coup de tabouret absurde et une direction d’acteur très inégale, et on ne miserait pas grand-chose sur ce film.

Et pourtant.

David et Madame Hansen est l’un des meilleurs films que j’ai vu cet été. Sans jamais emprunter de sentiers classiques, le scénario nous emmène, nous hypnotise et nous surprend presque toujours. Adjani est impériale dans son cabotinage constant et on la regarde se promener à la lisière de la folie avec émotion ou le sourire aux lèvres.

On ne sait plus bien. Est-ce une comédie ? Un polar ? Un film français bavard ? Aucun des trois. Parce qu’Alexandre Astier brouille les codes, on se perd parfois dans son histoire à tiroirs, dont certains restent fermés. Surtout, il s’en dégage un humanisme, une gentillesse et une impression de liberté qui redonne envie d’aller au cinéma.

En Bref : Il faut aller voir David et Madame Hansen. Parce qu’Alexandre Astier réussit le pari de prendre une histoire assez classique, une réalisation assez sage et une actrice panthéonique pour livrer quelque chose de profondément original.

Quelque part entre l’humour et l’intelligence, le réalisateur/scénariste époustoufle par la patte inimitable qu’il imprime à chaque minute de l’histoire. Et c’est si rare et précieux, que malgré les défauts qu’ils pourront avoir, je pense que j’irai voir tous les films qu’il voudra bien réaliser.