Top 10. Les meilleurs films de 2013.

Ouais je sais, tout le monde a oublié l’année passée, toutes les discussions de top ont déjà eu lieu et j’arrive à la rame dans un grand lac vide. Et pourtant j’ai fait vite : ce top est déjà prêt depuis plusieurs semaines. En revanche, je suis infoutu de le ranger dans l’ordre sans déclencher des guerres civiles dans ma tête.

Car cette année, il y a eu pléthore de bons films, mais il y a surtout eu beaucoup de génies casse-couilles. Fossoyeurs des classements, leurs films sont facilement reconnaissables : excellents et interminables, formidables et ratés, donc impossibles à classer.

Finalement, la seule chose qui fait consensus cette année, c’est qu’elle a marqué le grand retour de Robin Wright qui opère un joli doublé dans le classement, sans avoir à se déguiser en princesse.

De manière générale, c’est un classement d’actrices. De Jessica Chastain à Céline Salette, en passant par Nell Cattrysse et l’inévitable numéro un de ce classement, la plupart de ces films sont portés par les femmes. Nous leur faisons un bisou.

Assez parlé, le top. Et que les haters se déchaînent. En ce moment, j’ai la cote.

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10. Snowpiercer

Le film le plus boiteux de l’année. Quelque part entre l’horrible et le sublime, l’idiot et le subtil, l’amiante et le sushi. Une chevauchée fantastique sous acide, d’une liberté folle et d’une ambition démesurée. Boum.

9. Zero Dark Thirty

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Ça m’emmerde de le dire, mais le film tabasse. Malgré les innombrables clichés inhérents au genre, malgré les Tam-Tam dans le désert et les bravos dans le charlie. Le déroulement est asphixiant et la fin déboîte.

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8. The Master

Paul-Thomas Anderson est un génie casse-couille. Pourquoi ferait-il plus court ? Pourquoi aiderait-il la compréhension ? En cinq plans, il ringardise 200 réalisateurs. Quel enfoiré…

7. Alabama Monroealabama_monroe_600

Comme l’année dernière, un film flamand est dans le top 10. Tout y est. Des cow-boys, des tatouages et des tumeurs. Des larmes, de la joie et du bluegrass. La vie.

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6. Syngue Sabour

Politique, militant, poétique et merveilleux. Un film hardcore, vénère et déchirant qui se passe dans une pièce avec une actrice. Vous dire à quel point Golshifteh Farahani est surdouée.

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5. La Grande Belleza

Des moments de grâce à chaque seconde, une poésie à faire fondre la pellicule et une mise en scène symphonique et grandiose. Sans sa fin interminable, le film aurait gagné quatre places sur cette page. Dommage.

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4. Perfect Mothers

Dans un décor paradisiaque, deux milfs en bikini se tapent leurs fils sur la plage. Ce n’est pas horrible, ce n’est pas graveleux, ni amoral ou réactionnaire. C’est simple, c’est beau, c’est chaud. C’est disco.

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3. Le Congrès

Perturbant, intelligent et visionnaire, le film le moins vu de l’année est aussi le plus génial. Filmé/dessiné par Ari Folman, Le Congrès se permet même d’être un peu chiant, et d’arriver troisième quand même. Vous dire comme la fin décolle la rétine.

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L’amour, la mort, la moto. Et l’alcool un peu aussi. Un mec mal rasé dans une caravane. Et de la beauté dans chaque mot, chaque plan, chaque note.

1. La vie d’Adèle

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Tout le monde est en overdose, les débats, les polémiques, le cul, les bites, les pâtes, les huîtres, les hauts, Léa… Tellement de bruit qu’on a tous oublié l’énorme coup de boule reçu en septembre. Au-dessus du lot, presque hors catégorie, la Palme d’or est une décharge d’émotion dans les poumons, une fracturation de la rétine, qui laisse exsangue, un peu paumé. Comme l’amour. Chef d’oeuvre.

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En attendant vos hurlements et vos classements persos, j’aimerais tout de même faire une bise aux comédies de l’année Queen of Montreuil et 9 mois ferme. Mes respects aux grand Spielberg et au futur grand Nichols et à l’inégal Tarantino. Et une mention spéciale à la belle ambition des Apaches.

Bisous mes lézards et que l’année 2014 vous soit douce.