Mais qui are-tué Pamela Rose. KDO empoisonné.

Faut-il aller voir Mais qui a re-tué Pamela Rose ?

C’est l’histoire de deux mecs sympatoches et pas hypers talentueux qui ratent activement leur carrière. De la part de Kad et Olivier, c’est assez couillu de se mettre en abyme comme ça. Mais a priori c’est le seul intérêt du scénario.

A priori, parce qu’après un quart d’heure de film, mes employeurs ont décidé de m’envoyer cadrer une interview. J’avais déjà compris que le film serait pas terrible, vu la pauvreté des premières vannes. Mais par souci de vérité, la suite de cette critique sera écrite par mon pote Kuji, qui n’est pas journaliste, mais qui a déjà lu pas mal de Oui-Oui.

” Merci pour l’intro. Rien à redire, de toute façon ce mec est un journaleux talentiste, il sait de quoi il cause. On allait au ciné ensemble au collège et déjà en juin 2003 on vibrait pour 2 Fast 2 Furious. Ensuite, nos chemins se sont séparés, vous allez vite vous en rendre compte, j’étais fait pour la critique cinéma autant que lui pour la guerre (ouais, j’ai fait la guerre) ou même la modélisation numérique océanographique…

Vous trouvez que je m’égare ?

Pas du tout, ce paragraphe aurait pu faire l’objet d’une scène de Mais qui a re-tué Pamela Rose ? Parce que le fil d’Ariane de ce film est bel et bien qu’il n’y en a pas. Le scénariste n’aurait pas fait mieux s’il avait voulu perdre le public. D’ailleurs au bout d’une heure, les acteurs se tournent vers la caméra et dans ce qu’il semble être un aveu de faiblesse, se demandent bien ce qu’ils pourront inventer pour la suite.

Kad et Olivier font du Kad et Olivier, un peu à la manière de Oui-Oui qui fait du Oui-Oui en se baladant dans son automobile rouge en attendant le fameux “élément perturbateur” (programme de français de CM1, premier trimestre) pour rebondir vers de nouvelles aventures. KDO se confondent dans leur théâtre de l’absurde, très loin de la maîtrise de leur Kamoulox. On s’attend alors à ce que des “adjudants” (programme de français de CM1, deuxième trimestre) viennent colorer l’action et le verbe, mais sans succès, ces derniers rentrent aveuglement dans le jeu des deux zèbres, n’aidant en rien à l’alléger.

Sans queue ni tête, les saynètes s’enchaînent et le tableau global s’assombrit, au début on rit, à la fin on ne sourit même plus. On envie presque son pote Corentin, sauvé par le gong du téléphone (d’ailleurs, a-t-il vraiment sonné, ou était-ce un prétexte pour quitter la salle ?), qui ne connaitra probablement jamais le “dénouement” (programme de français de CM1, ta gueule Kuj) de l’histoire, si jamais il y en avait une.

En Bref : Il ne faut pas aller voir  Mais qui a re-tué Pamela Rose ? Faut pas déconner, ça a beau être la crise, les scénaristes ne doivent pas être les premiers tributaires d’une amputation budgétaire. Les fondamentaux bordel ! Pas de scénario, pas de film.

Et pourtant, j’aurais aimé défendre Kad et Olivier, mais je me serai senti plus seul que BHL prêchant la justice et l’égalité des peuples à Misratah pendant un bombardement.”