Starbuck. Bad Dad Café.

Faut-il aller voir Starbuck ?

Dans les années 90, Starbuck s’est branlé dans des boîtes en plastique pour 20.000 dollars. Aujourd’hui, il a plus un rond, une vie de merde et 533 enfants, dont une centaine cherche à connaître leur père biologique. Mais le don de sperme peut-il être considéré comme une tentative un peu désespérée  d’accéder à la paternité ?

En regardant Starbuk, on se rend compte à quel point les films que l’on voit sont toujours les mêmes : boy meets girl, seul contre tous, la vengeance et la trahison. Malgré les différences de forme, on nous raconte toujours un peu la même histoire.

Et puis paf.

Qui a bien pu écrire une histoire pareille ? C’est la première question qui vient devant le pitch. Après le générique, on se demande surtout pourquoi personne ne l’avait fait avant.

Starbuck fait partie des films où l’on ne sait jamais ce qui va suivre. Le héros promène sa lose dans un camion de boucherie en suivant l’évolution de ses 533 enfants. Autour de lui, tout le monde est atterré par la déchéance de ce quadragénaire fumeur de pétard. Starbuck n’est pas fiable, endetté jusqu’au cou et jamais à l’heure, mais tout le monde l’aime, parce qu’il est gentil.

Une histoire bizarre, beaucoup de blagues et une profonde naïveté : le cocktail ultime du film pop. Un peu trop sucré et pas assez épicé pour être inoubliable, le film parvient tout de même à émouvoir, sans jamais jouer de violon. A certains moments, on sourit bêtement, avec une larme dans le coin de l’oeil.

En sortant, j’avais envie de prendre tous les gens du métro dans mes bras.

En Bref : Il faut aller voir Starbuck. Bien interprété, visuellement impeccable le film aligne les idées de mise en scène au service d’un scénario profondément original. Par les temps qui courent, l’adjectif est assez rare pour être applaudi.

Attention tout de même à ceux qui craignent de faire traiter de fleurs bleues : allez-y entre garçons, discretos, en prétendant à Juliette que vous allez voir un match de boxe.